
Le groupe Air France KLM affiche pour 2014 un chiffre d’affaires stable de 24,9 milliards d’euros (+0,3%), et une dette nette de 5,41 milliards d’euros. Un chiffre qu’Alexandre de Juniac entend bien ramener à 5 milliards d’euros d’ici la fin de l’année 2015. Face aux conséquences économiques de la grève des pilotes au mois de septembre – 425 millions d’euros selon la direction – , le patron du groupe aérien n’a pas manqué de souligner les aspects positifs de ce bilan : « Les résultats de l’exercice parlent d’eux-mêmes : en dépit d’un contexte économique et concurrentiel difficile, corrigé de l’impact de la grève des pilotes d’Air France, l’excédent brut d’exploitation aurait progressé de plus de 50% en 3 ans, et le cash-flow d’exploitation aurait fait plus que tripler pour atteindre près de 1,5 milliard d’euros » indique-t-il.
Fidèle à la stratégie de redressement initiée par Air France KLM avec les plans Transform 2015 puis Perform 2020, le groupe Air France KLM va poursuivre dans sa logique de « stricte discipline financière ». Un plan de départs volontaires (800 équivalents temps plein) devrait contribuer à réduire les coûts, tandis que le plan d’investissement de 300 millions d’euros est revu à la baisse. Le groupe Air France KLM entend donc miser sur la prudence, même si de nouveaux leviers de croissance sont à l’étude. Tablant sur une « croissance sélective mais significative », Alexandre de Juniac a ainsi réaffirmé les ambitions asiatiques du groupe, qui souhaite s’appuyer sur de nouveaux partenariats dans la région. « Trois ou quatre partenaires, ce ne serait pas insensé » indique A. de Juniac, qui préfère rester discret sur les détails de ce projet « Looking East ». Transavia devrait parallèlement poursuivre sur la nouvelle dynamique insufflée par le groupe, qui prévoit déjà d’en faire la compagnie low cost leader à Orly dès 2015.

















