« Des arguments à faire valoir » : Rafet Sisman, Directeur général de Turkish Airlines à Paris

Rafet Sisman dirige les équipes de Turkish Airlines à Paris. Fort des bons résultats enregistrés par la compagnie aérienne depuis plusieurs années, il dresse un état des lieux ambitieux de sa position en France et dans le monde. 
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Comment se porte le marché français pour Turkish Airlines ?

Au total, nous avons transporté 630 000 passagers en France en 2012, et nous avons augmenté notre trafic de 33% sur les huit premiers mois. Nous avons augmenté nos capacités sur le marché français à raison de 18% cette année et la demande est au rendez-vous, à la fois pour les voyages vers la Turquie et au-delà vers les nombreuses destinations de notre réseau. Nous avons d’ailleurs ajouté de nombreuses liaisons vers l’Afrique l’an dernier, et de plus en plus de voyageurs d’affaires français passent désormais par Istanbul pour rejoindre les marchés africains. Nous gagnons des parts de marché, et nous nous développons sur d’autres axes avec de nouvelles liaisons comme Colombo, Katmandou, Oulan-Bator…

Quels sont les projets de Turkish Airlines sur d’autres marchés stratégiques, notamment l’Asie ?

La compétition est rude pour les vols entre l’Europe et l’Asie, que ce soit depuis la France, la Royaume-Uni ou l’Allemagne. Mais il y a des parts de marché à gagner. Certains voyageurs privilégient le prix, d’autres le temps, d’autres la qualité : nous avons des arguments à faire valoir sur les vols avec escale. D’autant que nous avons lancé le programme TourIstanbul, qui permet de visiter gratuitement l métropole avec un guide pour les escales supérieures à six heures.

Quels sont vos produits destinés aux voyageurs d’affaires ?

Notre classe affaires constitue un produit très important pour nous. Nous y sommes très attentifs, en particulier sur les vols long-courrier. Le Wi-Fi et la gastronomie à bord font partie de nos points forts, et nous développons de nouveaux produits au sol pour les voyageurs d’affaires. Nous venons d’ailleurs d’inaugurer notre premier salon business d’arrivée à Istanbul, qui offre tout le confort nécessaire aux passagers pendant leur escale ou avant un rendez-vous professionnel en Turquie. J’ai beau voyager régulièrement, je n’avais jamais vu de salon comparable à l’arrivée.

Comment envisagez-vous l’arrivée d’un troisième aéroport à Istanbul ? 

Le gouvernement souhaite effectivement construire le plus grand aéroport d’Istanbul et même de Turquie. Contrairement à Atatürk, où la marge de manœuvre était limitée, nous pourrons nous y développer. C’est un investissement majeur pour le pays. Le projet concerne le Nord d’Istanbul, et impliquera également la construction d’infrastructures de transports pour permettre les liaisons depuis et vers le centre-ville.