Economies à tous les niveaux chez EDF et Gaz De France

En matière de gestion des voyages d’affaires, les deux acteurs de l’énergie en Europe que sont les entreprises publiques EDF et Gaz de France ont accompli une véritable mutation en quelques années. Ainsi, en 2001, elles travaillaient avec 415 agences de voyages et utilisaient 19 systèmes d’information qui ne communiquaient pas entre eux. Au niveau des négociations avec les transporteurs, des contrats n’existaient que pour une trentaine de lignes aériennes, alors que EDF est implantée au Royaume- Uni, en Allemagne et en Italie.

Après ce constat, une organisation efficace a été mise en place pour réduire les coûts liés aux déplacements professionnels. À la multitude d’agences de voyages s’est substitué un plateau d’affaires composé de 120 agents de voyages basés à Saint-Étienne sous la bannière de Carlson WagonLit Travel. La négociation de contrats avec des compagnies aériennes couvre aujourd’hui environ 800 lignes pour un budget annuel de plus de 100 millions d’euros. “Pour économiser sur le poste des voyages d’affaires, nous avons instauré des règles basiques d’achat, mais sans pour autant mettre en place à l’époque une solution de réservation en ligne, car elle ne traitait pas la SNCF”, explique Lucien Isnard, travel manager chez EDF.

EDF développe des outils d’aide à la décision qui intègrent les contraintes définies dans la politique de voyages du groupe. Pour telle destination, les intéressés peuvent s’interroger sur la solution la plus judicieuse : prendre le train ou l’avion. Et sur place, louer une voiture ou choisir le taxi. De plus, ils essaient d’anticiper leurs déplacements afin d’effectuer des achats pertinents. Et lorsque les déplacements ne sont pas indispensables, ils n’hésitent pas à communiquer par le biais de visioconférences.

“Pour trouver des opportunités nous permettant de réduire les coûts de voyages, nous devons aussi tenir compte du contexte global et de ses environnements : légal avec les 35 heures, réglementaire avec les accords de branche, social et économique”, poursuit Lucien Isnard.

En permanence, ce professionnel et son équipe sont confrontés à de sérieuses difficultés pour gérer les contradictions générées par ces quatre environnements.