
Pour s’adapter à une concurrence croissante, El Al revoit sa stratégie tarifaire. La compagnie nationale israélienne n’offre plus que deux gammes de prix, pour la basse et pour la haute saison. “Ce dernier tarif ne s’appliquera que deux à trois semaines par an, durant l’été et la Pâque juive”, a expliqué à Paris le PDG d’El Al, Eliezer Shkedy. Plusieurs classes de prix sont ainsi proposées pour chaque saison. “Nous les vendons désormais en aller simple, ce qui permet en fait de les combiner”, indique Eliezer Shkedy.
La compagnie continue à s’affirmer comme spécialiste de la destination Israël. D’abord par le nombre de ses vols – jusqu’à trois fréquences par jour – mais aussi par la qualité de ses services. “Nous servons uniquement des repas kasher et nous avons probablement le plus haut niveau de sécurité de toute l’industrie du transport aérien. Nos passagers doivent se sentir à l’aise en voyageant avec nous”, raconte Eliezer Shkedy.
Le transporteur travaille maintenant à intégrer à plus long terme une alliance stratégique. “C’est notre objectif, mais nous sommes bien sûr handicapés par la situation politique vis-à-vis d’Israël. Nous ne pouvons faire partie de ces alliances qui comprennent déjà des compagnies de pays musulmans ; comme nous ne pouvons pas non plus survoler certains espaces aériens”, ajoute-t-il. Un handicap de taille pour transformer Tel-Aviv en un hub efficace entre l’Est et l’Ouest.

















