
Il n’y a pas encore de confirmation officielle d‘Emirates Airlines. Mais selon l’agence de presse américaine Bloomberg, une source chez le transporteur de Dubaï aurait annoncé une probable future desserte de Shenzhen et Hangzhou en Chine. Ces deux villes seraient desservies à la fin du premier semestre.
Particulièrement intéressante serait la desserte de Shenzhen, devenue la plus importante métropole économique du sud de la Chine aux portes de Hong Kong. Emirates considérerait également le lancement de fréquences sur Chengdu au Sichuan.
Une expansion chinoise stratégique
Cette expansion chinoise tombe au moment où un grand nombre de compagnies européennes ont réduit leurs vols, en raison de l’interdiction de survol de la Russie. Une occasion pour Emirates de récupérer une part du gâteau laissée vacante par les Européens.
Si ces trois destinations sont bien inaugurées dans les prochains mois, le réseau d’Emirates vers la Chine populaire doublera en 2025. La compagnie ne dessert pour le moment que trois villes : Pékin, Canton et Shanghaï.
Toujours en Asie, Emirates considère l’ouverture de vols sur Danang, troisième ville en importance du Vietnam, et Siem Reap au Cambodge. Il s’agirait dans un premier temps de vols directs. Ces deux lignes comporteraient une escale ailleurs en Asie du sud-est (par exemple Bangkok ou Singapour). De fait, ni Danang, ni Siem Reap n’ont pour le moment un potentiel suffisamment grand pour un vol non-stop.
Ailleurs dans le monde, la compagnie envisagerait de lancer des lignes sur Brazzaville et Kinshasa. Néanmoins, l’actuelle situation politique en République démocratique du Congo pourrait remettre en question ces ouvertures africaines. En Europe, le transporteur souhaiterait se poser à Helsinki, l’une des rares capitales non encore desservie par Emirates.
Toutes ces lignes dépendront fortement de la livraison de nouveaux appareils. Emirates est en effet confronté comme toute l’industrie aux défaillances des constructeurs Boeing et Airbus.
Enfin, Emirates a repoussé au 1er juin la mise en place d’un Airbus A350-900 sur l’axe Lyon-Dubaï. A l’origine, le nouvel avion devait arriver dans la métropole rhodanienne le 30 mars.

















