
La fin d’année approche et, avec elle, sa cohorte de soirées ou de repas d’équipes conviviaux. Plus tard, la page de 2025 tournée, ce sera au tour des vœux, avec des événements plus tournés vers l’extérieur, clients ou partenaires. « Les fêtes de fin d’année, ce sont aussi les fêtes de début d’année. Nos lieux parisiens d’exception – la salle Wagram, le 3 Mazarium à l’Institut de France, palais des Congrès de Paris-Saclay – trouvent une seconde vie en janvier pour des soirées de lancement destinées à faire rayonner la marque », décrit Delphine Bouclon, responsable du développement et de la stratégie commerciale de Châteauform’.
Mais, pour les entreprises, il est sans doute déjà bien trop tard pour se préoccuper de leurs organisations, les professionnels s’accordant sur un point : l’anticipation est de mise. « Les réservations de repas ou de soirées de Noël, cela se passe surtout en septembre-octobre, constate Maxime Eduardo, cofondateur de la plate-forme événementielle Naboo. Passée cette période, l’attention se déplace vers les événements du premier trimestre suivant, notamment les séminaires au ski. » Olivier Vieira, directeur commercial & marketing du Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel, qui a lancé cette année une offre banquet exclusive pour les fêtes, en témoigne également : « Les réservations commencent fin septembre, début octobre, les espaces étant très demandés pour décembre comme pour janvier ».

Bonne résolution 2026 pour les entreprises qui auraient raté le coup d’envoi cette année : Laurent Gabard, DG de Rejolt, préconise de s’y prendre « dès septembre » pour bénéficier d’un large choix de lieux ainsi que de tarifs avantageux. Mais il y a loin de la théorie à la pratique, et la procrastination l’emporte parfois – ou toujours – sur l’anticipation. « Les entreprises s’y prennent souvent très tard, observe Laurent Gabard. Si, pour nous, les événements se répartissent équitablement sur les deux mois, un certain nombre concerne d’ailleurs des reports de décembre sur janvier, faute de place ».
Ce goulet d’étranglement peut, a contrario, profiter à certains acteurs apparus récemment sur les radars de l’événementiel à l’image de la Halle Flachat, ouverte fin septembre à Asnières, qui se positionne de ce fait comme un plan de repli pour les retardataires. « Cette fin d’année permet de nous faire découvrir par de nombreuses entreprises, explique Tom Gargonne, le fondateur du lieu. Certaines viennent taper à notre porte une semaine à l’avance. Il n’y a pas tant que ça de propositions comme le nôtre, à une dizaine de minutes de train de Paris ou La Défense, avec un parking à proximité et qui peut accueillir jusqu’à 375 personnes. Le tout dans un lieu atypique, resté dans son jus ». Outre des menus proposés pour l’occasion, la Halle Flachat peut d’ailleurs jouer sur son modèle habituel de food court avec une commande digitale et un budget fixé par invité à utiliser dans les différents corners de la halle.


C’est un fait en tout cas, la fenêtre de tir pour trouver des dates se restreint. Les festivités de Noël se concentrent en effet sur les mardis et jeudis de décembre, dates les plus prisées par les entreprises soucieuses de préserver l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle de leurs collaborateurs. Pour respecter cet équilibre, si le jour a son importance, le choix du lieu l’a également. « Les entreprises font attention à ne pas mobiliser les collaborateurs trop tard le soir, ou trop loin de chez eux », remarque Laurent Gabard. « Pour les événements de fin d’année, il y a ce besoin de proximité », explique de son côté Delphine Bouclon, soulignant au passage que Châteauform répond à cette attente avec ses 15 adresses dans Paris et 25 autres autour de la capitale, en plus de ses lieux en région, à Lyon, Marseille ou Bordeaux.
Jouer quasiment à domicile pour une unité de lieu, de temps et d’action : l’hôtel Les Lumières, à Versailles, profite de son voisinage avec les sièges de General Electric, Thales, Safran ou Dassault pour attirer repas de gala et cocktails pendant la période des fêtes. « De nombreux cadres de ces entreprises, de même que ceux travaillant à La Défense, habitent dans l’Ouest parisien. Ça les arrange donc de venir ici », explique Clément Gohin, directeur général de l’établissement.
Si cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par la généralisation du télétravail, une autre tendance en découle également. Au menu des événements de fin d’année, les moments de convivialité en amont des repas, parfois négligés au profit de la seule restauration, retrouvent une place centrale. « Les collaborateurs demeurent très attachés aux repas de fin d’année, mais dans une perspective renouvelée, beaucoup plus centrée sur l’humain. C’est-à-dire avec davantage de temps de partage, autour d’un apéritif avant de passer à table par exemple, et moins du show-off », précise Laurent Gabard. Les formats évoluent ainsi sensiblement, comme l’observe aussi Maxime Eduardo, chez Naboo, avec « un peu moins de grosses soirées et un peu plus de repas de fin d’année ».

Dans ce cadre, la saison hiver 2025-2026 se présente-t-elle sous les meilleurs auspices pour les professionnels ? « On sent que ce sont des moments importants pour les entreprises, explique Thibaut Couvrecelle, co-fondateur du restaurant Bonhomme, dans le Xe arrondissement parisien. Nous avons encore plus de demandes que l’année dernière, les premières dès juillet-août. Et comme les trois derniers jeudis de décembre sont les dates les plus demandés, certains événements se sont décalés sur janvier, ce que nous n’avions pas l’année dernière ».
Avec une capacité totale de 80 couverts, et la possibilité d’installer trois grandes tables de 10 à 21 personnes, cette dernière dans une salle privative, ce restaurant peut jouer de cette diversité pour recevoir aussi bien des repas assis – avec trois offres allant du menu de saison à 50 euros au menu dégustation à 80 euros – que des cocktails. « Dans ce format, nous déclinons notre carte en petites assiettes, un format convivial et adapté par exemple aux Secret Santas », souligne Thibaut Couvrecelle.
De par sa visibilité sur les dépenses événementielles, Rejolt estime le budget moyen d’un repas dans les eaux de celui de l’année dernière, c’est-à-dire « autour de quatre-vingts à cent euros par personne si on veut faire quelque chose de très bien », estime Laurent Gabard. Pour autant, si les fêtes demeurent des moments privilégiés pour fédérer les équipes, l’ambiance générale n’échappe pas à la morosité ambiante. Contexte complexe, budgets plus serrés : Châteauform a constaté un ralentissement inhabituel des réservations. « Pour la première année, nous n’avions pas trop de visibilité sur la fin d’année avant les vacances de la Toussaint », confie Delphine Bouclon, « même si ça s’est relancé ensuite ».
Entre pragmatisme gestionnaire et impératif humain, l’équilibre demeure fragile. Mais les professionnels de l’événementiel espèrent faire pencher la balance vers une vision de long terme : investir dans les moments de partage aujourd’hui, c’est préserver l’engagement des équipes pour demain. « En temps de crise, il est encore plus important de rassembler les équipes pour les récompenser des efforts fournis, les remercier de leur implication et les garder engagés. Ces événements de fin d’année viennent de ce fait célébrer les réussites et donner un élan positif pour l’année à venir », estime Delphine Bouclon.

À cet effet, Châteauform déploie pour les fêtes de fin d’année un large catalogue pour répondre aux diverses demandes et aux différentes tendances. Tout d’abord avec, dans ses adresses parisiennes, des dîners et soirées plus intimistes, allant de 10 à 80/100 personnes, avec un décorum sur le thème de Noël. En parallèle, pour des PME ou des groupes plus importants, le groupe offre ses lieux événementiels parisiens comme ses maisons pour des séminaires de récompense au vert pour des soirées plus festives. À tout cela s’ajoute le lancement cette année d’une offre « Arbre de Noël » organisée le week-end aussi bien à Paris que dans les maisons au vert, où les collaborateurs et leurs enfants pourront se rassembler en famille.
Pour autant, la volonté de maîtrise budgétaire voit les entreprises aux budgets contraints opter de plus en plus pour des événements dans leurs propres locaux. Soit en comptant sur les bonnes âmes en interne pour un Noël « home made », soit en faisant appel à un traiteur. Une tendance qui profite aussi à Châteauform à travers Nomad, son traiteur capable d’intervenir aussi bien dans des lieux de prestige comme le château de Versailles que dans les locaux même des entreprises. « Nous proposons des solutions clé en main pour les fêtes de fin d’année, où tout est géré de A à Z par Châteauform, la décoration, la logistique, les animations avec des partenaires de confiance », souligne Delphine Bouclon. Et d’ajouter : « On ne s’en rend pas toujours compte, mais organiser en interne une très belle fête, ça demande beaucoup d’efforts ».

















