
Entre 1h45 et deux heures de route pour parcourir les 170 km qui sépare l’aéroport d’Helsinki-Vantaa à Turku, troisième ville de Finlande. Pour Tampere, seconde ville du pays, il faut à peu près le même temps de parcours pour un trajet de 175 km. Et pourtant, il existe depuis toujours des vols d’Helsinki vers ces deux villes. Qui comptent vraisemblablement parmi les plus courtes lignes aériennes d’Europe.
Dans le contexte de réchauffement climatique, Finnair vient de décider de suivre l’exemple d’Air France ou de Lufthansa. La compagnie aérienne finlandaise transférera certains vols de ces deux lignes domestiques vers la route.
Finnair a suspendu depuis mars 2020 ces liaisons domestiques vers ces deux villes. Elle annonce qu’elle reprendra bien en 2022 ses liaisons aériennes vers Turku et Tampere. Desservies normalement par des ATR-72, elles seront cependant étoffées par des liaisons en bus à partir de l’été 2022. La compagnie souhaite ainsi contribuer davantage à la réduction de l’empreinte carbone.
« Turku et Tampere constituent une partie importante de notre réseau. Ces routes se focalisent sur les correspondances internationales. Nous voulons donc continuer à offrir la meilleure gamme de connexions aux clients de ces régions « , explique Perttu Jolma, vice-président de la planification du trafic chez Finnair. « La combinaison de différents modes de transport est un outil important pour réduire les émissions de carbone. Elle est également conforme aux objectifs nationaux de réduction des émissions de la Finlande. »
Un voyage aérien de 35 minutes
La durée planifiée des vols à destination de Turku et Tampere atteint 35 minutes. Mais en réalité, le vol lui-même n’excède guère 25 minutes. De tels vols ne sont généralement effectués que dans les régions où le terrain est difficilement praticable. Ou lorsque des vols traversent des zones maritimes ou des montagnes. Ce qui n’est pas vraiment le cas pour Helsinki-Tampere et Helsinki-Turku- hormis lors de fortes chutes de neige sur les autoroutes.
« Nous voulons offrir aux voyageurs la possibilité de réduire leur empreinte carbone en optant pour une correspondance en bus. Nous garantissons la correspondance jusqu’à la destination finale, même en cas de perturbation éventuelle de la liaison par bus », explique Jolma.
Selon une étude basée sur les données clients de Finnair, la majorité des personnes au départ de Turku ou de Tampere ont déjà utilisé une connexion non aérienne pour arriver à l’aéroport d’Helsinki en 2019, lorsque les vols étaient assurés avec plusieurs fréquences quotidiennes. Une correspondance fluide en bus offre une opportunité de réduire les émissions de CO2 également pour les clients qui se rendraient à l’aéroport d’Helsinki en voiture.
Les billets pour les vols de Turku et de Tampere peuvent être réservés sur finnair.com. Les billets pour les correspondances en bus seront mis en vente plus tard au printemps 2022. ils ne seront disponibles qu’avec un vol en correspondance. Les arrêts de bus comporteront les aéroports de Tampere et de Turku mais aussi les centres-villes des deux cités.
Modeste reprise du trafic aérien depuis juillet
Le trafic aérien en Finlande reprend modérément même si l’autorité aéroportuaire Finavia constate une embellie depuis juillet. Le pays a comptabilisé 2,57 millions de passagers sur l’ensemble des aéroports dont 2,07 millions à Helsinki sur la période entre janvier et septembre 2021. C’est un chiffre en recul de 56% et 55% respectivement par rapport à 2020. De janvier à septembre 2020, Helsinki avait comptabilisé 4,64 millions de passagers. Sur la même période de 2019, la hub de Finnair en avait comptabilisé 16,67 millions.
Malgré cet important recul, les autorités aéroportuaires poursuivent les travaux d’agrandissement à Helsinki-Vantaa lancés en 2017. Elles ouvriront en décembre la nouvelle porte d’entrée principale de l’aéroport. Donnant accès au Terminal 2, elle s’accompagne d’un nouveau centre de voyages multimodal et d’un nouveau hall d’arrivées. La totalité du Terminal 2 ouvrira ses portes à l’été 2022.

















