
Unique parce que multiple. Bien sûr, les projets immobiliers mêlant bureaux, hôtels et bien-être ne sont pas chose rare, en France comme ailleurs. Incarnant ces nouveaux lieux de vie urbains où les usages se confondent, La Fondation s’inscrit dans cette lignée en déclinant un hôtel cinq étoiles de 58 chambres, plus de 5000 m² de bureaux et un club de sport avec mur d’escalade king size, piscine semi olympique, salles de yoga et de fitness et espaces de soin.
Mais ce nouveau lieu hybride, qui ouvre ses portes à la fin du mois d’avril dans le XVIIe arrondissement parisien, rue Legendre, se distingue à plus d’un titre. Par son design conçu par le studio new-yorkais Roman and Williams, célèbre pour avoir signé des références de l’hospitalité lifestyle comme le Standard High Line à New York ou le NoMad à Londres. Par son jardin suspendu courant sur 150 m de long, tel un trait d’union végétal entre ses espaces. Par l’architecture de PCA Stream, enfin, à la fois lumineuse et industrielle, mêlant béton brut et baies vitrées pour la métamorphose haut de gamme d’un immeuble de bureaux des années 70 et d’un ancien parking, un ex studio photo s’étant ajouté au projet, repensé en club de sport par Marika Dru (Atelier MKD) et Fréquence Architecture.
Trouver une place pour un hôtel dans un garage : l’instigateur de ce projet, le groupe Galia, en a fait en quelque sorte sa spécialité, appliquant ce mode de développement aussi bien au futur Tribe du groupe Accor à Pantin qu’à d’autres projets en cours, notamment dans le XIXe arrondissement, rue Archereau et rue Simon Bolivar. En ce qui concerne La Fondation, la nouvelle destination du parking est avant tout professionnelle, son ancienne rampe hélicoïdale desservant les plateaux de bureaux répartis sur cinq étages.
Point de jonction entre les parties hôtel et bureaux, c’est elle qui donne son âme au lieu, sa dynamique contemporaine. « On a envie d’en faire notre petit MOMA, en donnant quartier libre à des galeries pour y accrocher des œuvres pendant quelques mois« , envisage Brice Errera, président du groupe Galia. « La volonté de la garder faisait, certes, perdre de l’espace, mais offrait en retour un caractère unique« , décrit l’architecte Philippe Chiambaretta, fondateur de PCA-STREAM. Tout n’est d’ailleurs pas perdu pour autant, puisque l’axe de la rampe a été reconverti en salles de réunion pour les sociétes locataires.
Car, si l’hôtel et la salle de sport n’ouvriront leurs portes que dans quelques jours, les bureaux sont déjà occupés depuis l’automne dernier par le cabinet de conseil Bartle, la société de la tech Databricks et la Chambre de commerce internationale (ICC), en plus du groupe Galia. Des résidents qui, comme les futurs clients de l’hôtel, ont droit à des espaces de travail pensés par Roman and Williams, en plus de services tels un coffee shop à l’accueil, avant de pouvoir profiter des différents espaces de restauration, de sport et de détente, une fois l’hôtel ouvert. En parallèle, La Fondation se propose aussi d’accompagner les sociétés locataires dans l’organisation de leurs événements. « Notre but, c’est de les cajoler, souligne Brice Errera. Nous pouvons aussi bien leur proposer une soirée pizza qu’un cocktail chic ou privatiser le rooftop« .
Alors que l’aile de bureaux héberge également un auditorium de 80 places, La Fondation peut compter sur des synergies, en interne comme en externe. D’un côté, Bartle, Databricks ou l’ICC, qui reçoit de nombreux juges internationaux pour ses arbitrages, ont un lieu tout trouvé pour loger leurs clients et collaborateurs ou organiser leurs conférences. De l’autre, l’établissement se tourne aussi vers les entreprises extérieures pour accueillir des séminaires, résidentiels ou non. Les espaces se complétant et se combinant, ces rencontres professionnelles peuvent même être agrémentés d’activités de team building au sein du vaste club de sport, entre escalade, cours de yoga et expériences bien-être.
Pour autant, situé non loin de la gare de Pont-Cardinet et de la ligne 14 comme de la station Villiers, l’hôtel s’impose surtout comme un point de chute élégant et pratique pour la clientèle d’affaires de passage avec ses 58 chambres et 3 suites, ces dernières pouvant être connectées et privatisées. Le luxe étudié et discret dessiné par Roman and Williams s’y traduit dans des influences modernistes et des matériaux nobles ouvragés sur mesure, du bois d’aulne en particulier.
Cette ambiance raffinée et intemporelle se décline dans les espaces communs, que ce soit la brasserie au rez-de-chaussée – dénommé « la Base » – ou le restaurant gastronomique au 8e étage, conduit par un chef passé par les cuisines de Jean-François Piège. Dernière composante incontournable de tout hôtel lifestyle, La Fondation est naturellement couronné par un bar à cocktails en rooftop. Avec vue sur ses patios arborés.




















