
L’impossibilité de rouvrir à court terme l’aéroport de Bahreïn, en raison de la guerre dans le Golfe, prolonge l’offre temporaire de vols de Gulf Air au départ de l’aéroport international de Dammam, en Arabie saoudite. Le troisième plus important aéroport du royaume saoudien avec plus de 13 millions de passagers en 2025 est en effet distant de 115 km de Bahreïn, soit une 1h30 de route.
Les Iraniens n’ont pour l’instant pas osé s’attaquer aux infrastructures aériennes civiles de l’Arabie Saoudite, qui ne cache pas qu’elle interviendrait militairement dans le cas contraire. Aussi, depuis mars, Gulf Air a repositionné ses avions à Dammam offrant ce mois d’avril des vols vers une douzaine de destinations. Ce qui inclut notamment Paris, avec trois vols par semaine, effectués en Boeing 787-9 ou en Airbus A321neo.
La compagnie propose également des liaisons depuis Athènes et Istanbul (respectivement depuis le 7 avril et à partir du 11 avril), Casablanca et Londres Heathrow. Le vol londonien est le seul quotidien. Gulf Air propose des correspondances à Dammam vers Bangkok, Chennai (Madras), Le Caire, Manille, Mumbai (Bombay), Nairobi et Thiruvananthapuram.
Gulf Air met à disposition un transport terrestre entre Bahreïn et Dammam pour les passagers disposant de réservations confirmées sur ces vols. Cela inclut les visas de transit saoudiens pour les passagers voyageant vers et depuis Bahreïn via ce service organisé par la compagnie. Les passagers se rendant en Arabie saoudite comme destination finale doivent, quant à eux, être titulaires d’un visa d’entrée valide obtenu de manière indépendante.
Avec cependant un risque. Les Iraniens ont déjà menacé de s’attaquer à l’autoroute reliant l’île de Bahreïn à la péninsule arabique en cas de destructions par l’armée américaine des infrastructures civiles du pays. Ce mardi 7 avril, l’autorité en charge de la gestion de cette autoroute longue de 25 km, a du fermer quelques heures ce point de passager, après des menaces…

















