InterContinental Lyon : de la suite dans les idées pour les réunions

Pour faire face à la crise, l'InterContinental Lyon Hôtel-Dieu a développé de nouvelles offres pour les voyageurs d'affaires et la clientèle meetings. Explications et point sur la demande avec sa directrice, Madelijn Vervoord.

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Salle le petit dôme de l'InterContinental Lyon Hôtel-Dieu. (c) STUDIO JEAN-PHILIPPE NUEL / INTERCONTINENTAL LYON HOTEL DIEU / NICOLAS MATHEUS

A peine ouvert, déjà fermé. Quelques mois après son inauguration en juin 2019, l’InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu s’est retrouvé contraint de suspendre ses activités, pandémie oblige. “On était lancé à 500 à l’heure et on a dû s’arrêter brusquement, résume Madelijn Vervoord, directrice générale de l’établissement. Le soir où on a appris qu’il fallait fermer les restaurants, le notre était complet et les clients faisaient la queue pour le bar. Pareil pour notre centre de convention, l’Académie, qui accueillait 100 à 120 événements par mois, et puis, tout d’un coup, plus rien. »

Le confinement a donné l’occasion aux équipes de l’hôtel d’envisager de nouvelles façons d’accueillir la clientèle affaires, proposées depuis la réouverture le 18 juin dernier. « On a repensé les offres, les dispositifs dans les salles avec moins de personnes. Les buffets ont été remplacés par des plateaux repas individuel très haut de gamme pour que les clients n’aient pas à se lever et se croiser, explique l’hôtelière. Il fallait trouver d’autres solutions. »

Dans ce cadre, l’hôtel cinq étoiles a par exemple créé une offre Studio, avec la mise à disposition de sa suite présidentielle pour des petites réunions, jusqu’à dix participants. Avec, en prime, toute la technologie nécessaire pour ajouter une partie virtuelle à l’événement. « La suite présidentielle n’est généralement pas accessible pour des groupes et, récemment, elle a été utilisée pour une importante signature de contrat avec dix personnes autour de la table et 60 participants en visioconférence, de même que pour un dîner de direction précédé d’un apéritif, décrit Madelijn Vervoord. Son salon est magnifique avec ses huit mètres de hauteur sous plafond et ses deux balcons donnant sur le dôme Soufflot. Pour un CODIR, c’est une belle alternative aux salles de notre centre l’Académie. »

Pour ce type d’événements, l’InterContinental Lyon propose également une offre Comité de direction, intégrant des technologies de pointes tels un système de visioconférence, du streaming et un tableau blanc numérique. « La salle l’Apothicaire, très belle, est parfaitement équipée pour ce genre de groupes, explique la directrice de l’hôtel. Elle sort du schéma classique avec sa grande table et, à côté, des canapés et des fauteuils pour un côté décontracté. Ca plaît beaucoup et nous avons d’ailleurs habillé une deuxième salle de la même façon. »

En parallèle, comme le Club Lounge est pour l’instant fermé dans sa fonction première de salon VIP, l’hôtel l’a repensé en espace de coworking pour les clients corporate qui, en plus de leur chambre, peuvent venir y travailler dans le cadre de l’offre Voyageurs d’affaires intégrant une nuit, le surclassement et un accès au Club Lounge. En parallèle, l’établissement propose à la clientèle locale une solution Home Office, à savoir l’accès à un espace de travail privatif à partir de 150 €/jour ou à l’espace de coworking avec salle de réunion à partir de 1000 €/mois, le tout s’ajoutant à une réduction de 20 % sur les prestations F&B.

« Il faut savoir être inventif dans la période actuelle, souligne Madelijn Vervoord. Nous sommes plutôt content du redémarrage. On pensait ne rien faire cet été, mais en juillet, nous avons eu des demandes de la part d’équipes locales de 10-15 personnes qui avaient besoin de se réunir après le confinement. Mais on voit arriver pour la fin août-début septembre des demandes pour des événements d’une centaine de personnes d’ampleur nationale. Et sur la fin de l’année, nous avons des demandes de réunions de plus de 100 participants avec, pour le coup, des participants internationaux. »

Alors que la directrice de l’établissement supervise aussi les InterContinental de Marseille et de Bordeaux, c’est une même tendance qui se dégage dans les trois hôtels : une demande locale ou régionale pour l’instant, nationale à partir de septembre-octobre et internationale vers la fin de l’année. Une autre tendance commence à émerger pour limiter les risques et les déplacements : l’apparition de réunions tournantes. « On voit que certaines sociétés nationales ne font plus forcément de grands événements où ils font venir tout le monde, mais plusieurs réunions à l’échelle régionale pour toucher toutes les équipes, décrit Madelijn Vervoord. On en bénéficie avec nos hôtels dans trois régions différentes. » Avec, comme trait d’union de ces InterContinental, le fait d’être des établissements phare de chacune de ces destinations.