Interview : Éric Didier, Directeur Général Europe de l’Ouest de Qatar Airways

Qatar Airways vient d'ajouter deux nouveaux vols à son programme hebdomadaire au départ de Paris-CDG. A cette occasion, Eric Didier, Directeur Général Europe de l’Ouest de la compagnie, fait un point sur le développement de Qatar Airways en France te dans le monde, à l'aube de deux avancées majeures : l'entrée dans l'alliance oneworld et l'inauguration du nouvel aéroport de Doha.

Quelles sont les performances de Qatar Airways en France ?

 
Éric Didier – Nous enregistrons une croissance à deux chiffres pour ce pays, à la fois en termes de trafic passagers et de chiffre d’affaires : nous progressons donc plus vite que le marché. Nous avons su adapter notre stratégie pour gagner des parts de marché. Même si l’Asie est le secteur le plus dynamique aujourd’hui, l’Europe contribue de manière de plus en plus importante au développement de la compagnie. Tout comme les États-Unis d’ailleurs.
 
Quels sont les projets de la compagnie sur le marché Corporate français ?
 
E. D. – Nous avons lancé deux nouveaux programmes à destination de la clientèle professionnelle : l’offre MICE pour faciliter l’organisation d’événements avec des tarifs, des services et des outils en ligne spécifiques, ainsi qu’un produit destiné aux PME-PMI qui leur garantit des tarifs avantageux et adaptés à leur volume d’affaires. Ce nouveau produit permet désormais à des entreprises dont le volume d’affaires ne permet pas de mettre en place un contrat d’obtenir des prix nets sur un certains nombre de destination. A partir d’un certain nombre de voyages, ces entreprises inscrites bénéficient d’un tarif net via leur agence de voyages ou en direct, sous la forme d’un pourcentage de remise. Ce produit lancé récemment présente d’autant plus d’intérêt dans les conditions économiques actuelles. L’autre nouveauté concerne bien sûr le développement de l’offre sur le marché français. Depuis le 6 décembre, les fréquences au départ de Paris sont étoffées, passant de seize à dix-huit vols hebdomadaires, soit vingt et un vols chaque semaine en comptant les départs depuis Nice.
 
Quel est l’impact de la crise sur la compagnie ?
 
E. D. – La crise est là, indéniablement. Mais sur la période d’avril à septembre, malgré l’attentisme lié aux élections présidentielles, les gens ont continué à voyager, que ce soit pour le voyage d’affaires ou pour le loisir. Pendant l’hiver, comme habituellement en fin d’année, il y a des coupes dans les budgets voyages. Mais sur nos axes – Moyen-Orient, Asie, principalement – étant donné les projets majeurs liés au fort développement de ces régions, les entreprises positionnées sur l’export qui veulent gagner des marchés sont bien obligées de voyager. Et notre organisation, appuyée sur une direction des ventes affaires spécifique, une équipe dédiée, nous permet de toucher la clientèle « corporate ». Dans une certaine mesure, la crise peut être une opportunité pour la compagnie. En période faste, les entreprises se permettent de privilégier des vols directs très onéreux. Or le besoin d’économie se fait sentir en ce moment, et notre produit avec escale gagne en reconnaissance, d’autant que la grande qualité de service et l’optimisation des escales jouent logiquement en notre faveur.
 
Quels sont les prochains grands rendez-vous de Qatar Airways à l’échelle internationale ?
 
E. D. – L’année 2013 sera marquée par l’inauguration du nouvel aéroport de Doha, la cheville ouvrière d’une nouvelle ère de développement pour la compagnie. Ce sera l’un des tout meilleurs aéroports dans le monde, en termes de services et de circulation au sein de la plateforme. L’autre nouveauté concerne l’intégration au réseau oneworld. Qatar Airways deviendra le premier transporteur du Golfe à rejoindre une alliance, offrant des itinéraires améliorés, de nouveaux services via les hubs de l’alliance.