
Résidence urbaine ou hôtel lifestyle ? Le cœur du Jardin de Verre balance entre les deux. Ouvert en février dernier dans le Ve arrondissement, près de la place Monge et du jardin des Plantes, ce premier établissement en France de la marque longs séjours Locke a tout de l’appart hôtel avec ses 145 appartements, chacun agrémentée de cuisine ou de kitchenette équipée, et des services pratiques comme une buanderie ou un salle de fitness.
Mais, dans le même temps, il décline les attributs de l’hôtellerie contemporaine. Avec un bar à cocktails animé par un DJ le week-end et alcools 100% français – même la tequila vient de Corse –, un espace de coworking fréquenté en journée par des professionnels indépendants ou encore un restaurant proposant une carte simple et courte autour de produits locaux. Ne manque qu’un rooftop pour cocher toutes les cases des fondamentaux de l’hôtellerie lifestyle.
Pour compenser cette absence vénielle, le lieu peut jouer sur d’autres atouts, son passé en premier lieu. Son entrée reprend en effet celle d’un ancien hôtel particulier datant du XVIIIe, accueillant les visiteurs dans une cour intérieure à l’architecture baroque, gracieux lobby en plein air agrémenté d’un bar aux beaux jours. Fusion entre les époques, le Jardin de Verre reprend aussi un ancien bâtiment industriel de la fin du XIXe siècle. D’où cette verrière d’époque, haute de 10 mètres et classée aux Bâtiments de France, qui a été restaurée pour créer un vaste atrium végétalisé où prend place le restaurant Bibie et ses 110 couverts. Un lieu prisé pour les déjeuners d’affaires des professionnels des arrondissements voisins, l’hôtel profitant aussi de sa proximité avec le campus de Jussieu.

A l’origine, ce projet de réhabilitation devait accueillir un Hilton, avant que le groupe britannique edyn, propriétaire de la marque Locke, n’en prenne la suite pendant la pandémie. Son équipe design interne s’est chargée de concevoir les chambres, s’inspirant des trois périodes architecturales du site : le XVIIIᵉ siècle pour la demeure principale, le XXᵉ siècle pour l’héritage industriel et le XXIᵉ siècle pour la touche contemporaine. Tandis que le studio de design Fettle, basé à Londres et à Los Angeles, s’est penché sur l’atmosphère des espaces communs et des suites signature, la suite en duplex Bégonia et la suite Roseraie, la plus grande de toutes.
En tout, l’établissement répartit ses 145 chambres en 11 catégories, dont 65 studios, mais aussi des suites avec terrasse comme des appartements communicants. Seul établissement de cette capacité dans cette partie de la capitale, le Jardin de Verre s’est déjà imposé comme un pied-à-terre apprécié des touristes dans le Quartier Latin. Mais l’hôtel ne compte pas seulement sur une clientèle loisirs. Les voyageurs d’affaires représentent aujourd’hui 30% de son activité. Une clientèle à laquelle l’établissement propose notamment une boardroom de 8 personnes, le salon Lutèce, tout en envisageant d’ajouter une deuxième salle plus grande selon un potentiel marché.


Situé à 20 minutes à pied de la gare de Lyon en passant par le jardin des Plantes, le Jardin de Verre accueille ainsi depuis ses débuts des groupes incentive comme des professionnels pour des séjours d’affaires de quatre à cinq nuits. A la différence d’autres appart hôtels en effet, son positionnement haut de gamme fait que ses tarifs sont moins dégressifs et donc moins compétitifs pour des séjours de plusieurs mois. Le prix à payer pour découvrir une appart hôtellerie en version lifestyle.




















