
Les ambitions de Lyft sur le marché européen se précisent à vitesse grand V. Le rachat de Freenow officialisé en avril dernier promettait à la plateforme VTC un solide réseau sur le vieux continent. Et c’est maintenant sur le volet technologique que Lyft envoie un message prometteur aux usagers européens. Lyft prévoit de lancer des véhicules autonomes conçus par le chinois Baidu, en l’occurrence le modèle RT6 de Apollo Go.

Lyft a ciblé deux marchés stratégiques sur le marché européen pour ce lancement, attendu dès 2026 : l’Allemagne et le Royaume-Uni. Quid de la France ? A en croire les ambitions du géant américain, d’autres pays voisins devraient eux aussi voir arriver ces VTC autonomes. Après tout, Lyft prévoit ni plus ni moins que de « construire le premier réseau autonome d’Europe ». En outre, « la flotte devrait compter plusieurs milliers de véhicules à travers l’Europe dans les années suivantes », d’après les éléments dévoilés début août par Lyft.
« Notre partenariat avec Baidu vise à créer une expérience client exceptionnelle » promet David Risher. Le PDG de Lyft poursuit : « Grâce à une vaste expérience dans l’exploitation du plus grand service de VTC autonome au monde, nous pouvons offrir tous les avantages des véhicules autonomes (sécurité, fiabilité et confidentialité) à des millions d’Européens. Cela s’inscrit dans notre approche de réseau hybride, où les véhicules autonomes et les conducteurs humains travaillent ensemble pour offrir aux passagers des options axées sur le client. Et surtout, nous nous engageons à travailler main dans la main avec les régulateurs locaux afin de garantir que ces véhicules soient déployés dans leurs communautés de manière intelligente et réfléchie, dans l’intérêt de tous ». Un point qui a son effectivement son importance, dans la mesure où Lyft précise au passage que ce lancement en Allemagne et au UK aura lieu… « sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires ».

Lyft et Baidu mettent donc en exergue la fiabilité du produit pour convaincre les autorités compétentes. « Avec des opérations couvrant plus de 3 000 kilomètres carrés rien qu’à Wuhan et plus de 11 millions de trajets effectués dans le monde, Apollo Go a démontré sa capacité à passer de la phase de test à un déploiement commercial complet dans les grandes zones métropolitaines, créant ainsi une base solide pour son déploiement en Europe » assurent les deux partenaires. Rendez-vous donc en 2026 ?




















