Maison Mère : entre hôtellerie haut de gamme et vie de quartier

Ouvert en septembre à Paris, à mi chemin entre les gares du Nord et Saint Lazare, l'hôtel Maison Mère se présente comme un lieu de vie accueillant et festif, mais aussi tout à fait adapté aux séjours d'affaires.
Maison Mère dédié une salle au coworking et rencontres.
Maison Mère dédié une salle au coworking et aux événements.

Une cheminée pour les accueillir une fois la porte passée, la vue des clients qui s’échappe au loin vers le bar, à gauche vers le salon, à droite vers une salle où les habitants du quartier viennent en voisin s’attabler gratuitement pour y travailler quelques heures : dès son entrée, l’hôtel Maison Mère donne le ton d’un établissement accueillant, ouvert sur les autres et la vie qui l’entoure, où les espaces conçus par Alexandre Danan s’entremêlent dans une grande fluidité. « On y rentre chez soi, comme dans un appartement parisien« , décrit Aziz Temimi, le fondateur de Maison Mère issu d’une famille d’hôteliers qui court sur trois générations et dont le sens de l’accueil s’illustre aussi au Belmont, dans le VIIIe arrondissement.

Ouvert début septembre rue Mayran, ce « lieu hybride aux contours modulables » est le fruit de la métamorphose en hôtel haut de gamme d’un ancien trois étoiles situé à deux pas du square Montholon. Sa situation est idéale, donc, pour les voyageurs d’affaires, placé qu’il est entre les gares du Nord et St Lazare, dans ce IXe arrondissement qui accueille un grand nombre de sièges d’entreprise. Des entreprises auxquelles l’hôtel dédie des contrats corporate offrant des prix fixes à l’année, à 169 euros et 199 euros selon la catégorie de chambre et qui intègrent, outre le petit déjeuner, le repassage d’un vêtement et un verre d’accueil.

Chambre de l'hôtel Maison Mère.
Chambre de l’hôtel Maison Mère.

Tout est d’ailleurs pensé pour accueillir les professionnels dans les 51 chambres, dont deux suites, que compte l’hôtel. A commencer par ces prises et ports USB partout placés ou, surtout, cette petite banquette et cette table de chevet installées à côté du lit qui permettent de travailler à bonne distance de la smart TV. Literie de qualité palace, noir complet garanti par d’épais rideaux, machine à café, produits NUXE, tablette interactive, WiFi ultra rapide : de taille relativement restreinte, entre 15m 2 et 18 m2, pour les catégories standard et supérieure, les chambres disposent de tout le confort nécessaire pour des séjours décontractés et productifs. Le midi, l’hôtel se prête également à des déjeuners d’affaires entrée-plat-dessert doucement tarifés, autour de 25 euros.

Voilà pour le jour, car, le soir venu, l’hôtel s’autorise des pas de côté plus canailles avec son bar et restaurant Hey Honey à l’esprit locavore, où les cocktails se choisissent selon l’humeur à travers des cartes de tarot, où le vendredi soir les clients locaux et les résidents de l’hôtel peuvent assister à un effeuillage burlesque à la manière de Dita von Teese.

Séances de hip hop yoga le matin, atelier tatouage le week-end, Drag Bingo Aperitivo le samedi : Maison Mère n’a rien d’un établissement fonctionnel. Il s’inscrit aussi au coeur de la vie de son quartier, laissant portes ouvertes aux artisans du quartier pour des expositions et des rencontres. Alors que six artistes sont conviés tous les six mois à présenter leurs oeuvres dans les six étages, l’hôtel a trouvé un moyen pour assurer sa constante contemporanéité : sa décoration est autant à regarder qu’à acheter.

« Tout ou presque est à vendre et ce qui ne l’a pas été le sera en fin d’année, décrit Aziz Temimi. Alors que dans l’hôtellerie, un rafraîchissement a lieu généralement tous les six-sept ans avant une rénovation complète tous les 20 ans, cela nous permet d’être toujours dans la tendance. » Après ce premier, le fondateur de Maison Mère avoue avoir déjà trois autres projets et ne cache pas son ambition de développer la marque à l’étranger, à Londres, Porto ou Amsterdam, voire plus loin, à Montreal ou Delhi.