
L’annonce n’aura pas fait long feu. Officiellement confirmée le 10 octobre par un porte-parole de la compagnie à l’AFP, la reprise des vols entre Paris CDG et Bamako par Air France n’aura vécu que l’espace de deux jours. En fin d’après-midi le 11 octobre, la junte militaire malienne annonçait annuler cette autorisation accordée à Air France pour son retour au Mali.
Selon les autorité maliennes, l’accord avait été donné « sans consultation de la hiérarchie« . Ainsi, la junte a également démis de ses fonctions le directeur de l’aviation civile malienne, sans doute suite à cet imbroglio.
« Il n’y aura pas de vol Air France vendredi. Cela doit se faire de manière responsable et coordonnée, le tout dans le respect de notre souveraineté« , a dit un responsable malien pour expliquer ce revirement. Air France avait annoncé reprendre la ligne Paris-Bamako dès le 13 octobre, comptant proposer trois vols hebdomadaires en affrétant des avions et du personnel de la compagnie portugaise EuroAtlantic Airways.

















