Rencontre : Anne-Catherine Mariani, responsable du marché MICE, Ollandini

La beauté des paysages et la forte identité de la région permettent un dépaysement total sans partir très loin
Anne-Catherine-MARIANI

En matière de tourisme d’affaires, Ollandini est incontournable sur le marché corse ?

Anne-Catherine Mariani – Oui, Ollandini est incontournable depuis de nombreuses années. Il faut savoir que le nom Ollandini existe en Corse depuis 1890, une affaire dont l’activité première était le transport en autocar. Aujourd’hui, le secteur MICE est représenté notamment par la DMC Corsica Events qui existe depuis plus de 15 ans et qui a généré un chiffre d’affaires d’environ deux millions d’euros cette année.

Combien d’événements d’entreprises gérez-vous chaque année ?

A.-C. M. – Entre 50 et 60 événements. Cela va du groupe hyper exclusif d’une dizaine de personnes à des congrès de 500 personnes, presque toujours aux intersaisons. Notre marché est à 80 % français, notamment provenant de la région Île-de-France, mais aussi 20 % d’étrangers, des Belges surtout et de plus en plus de Scandinaves. Tous viennent généralement des secteurs pharmaceutique, immobilier et assurances. Nous recevons aussi beaucoup de PME.

Pourquoi la Corse ?

A.-C. M. – La proximité, d’abord. La Corse n’est qu’à 1 h 30 de Paris et bénéficie d’une complémentarité mer/montagne très appréciable. De plus, la beauté des paysages et la forte identité de cette région permet tent un dépaysement total sans avoir à partir très loin. On dit que c’est la plus proche des îles lointaines.

Quels programmes proposez-vous aux groupes MICE ?

A.-C. M. – Côté montagne, ce sont des sports pleine nature, des randonnées en 4×4 dans le maquis, mais aussi du canyoning. On n’oublie pas pour autant le côté culturel avec la visite de villages ou de musées, dans les villes importantes, mais qui sont toujours abordés sur un plan ludique, lors d’un rallye découverte par exemple. Côté mer, on peut faire des rallyes nautiques, du paddle, du kayak de mer, des balades en zodiac, du jetboat et même une mini croisière en catamaran avec halte dans des criques sauvages. Souvent, pour plus de convivialité, on organise le déjeuner sous forme de « spuntinu », c’est-à-dire un casse-croûte corse.

La gastronomie est dans l’air du temps…

A.-C. M. – Ca oui, alors ! Et en Corse comme ailleurs… Nous sommes d’ailleurs en train de mettre en place un partenariat avec une société qui a crée un concept de food truck corse. C’est amusant, non ?

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