Corse : ces villages qui font l’âme du pays

L’âme corse, la vraie, c’est dans la montagne qu’il faut aller la chercher. Dans ses villages haut perchés, presque rugueux, qui ont fait l’histoire et la culture du sud du pays. Ils se sont entourés, de près ou de loin, d’une Méditerranée unique au monde où l’on plonge avec délice de la fin du mois d’avril au début du mois d’octobre.

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Sartène ou la “plus corse des villes corses” pour Prosper Mérimée. En abordant ce village dominant le golfe du Valinco, les voyageurs se rappelleront leurs lectures de jeunesse, Colomba et Matteo Falcone. Par delà les images reliées à l’île, les histoires de vendetta et d’honneur, Sartène dévoile à travers son dédale de rues son caractère à la fois riant et austère, montagnard bien qu’insulaire. Typiquement corse donc. © Alain Parinet

Les Corses ont l’habitude de dire que leurs routes ont été tracées par des mulets indécis. Et, au regard des méandres, des épingles à cheveux et des effets de montagnes russes, on les croit volontiers. On est tellement brinqueballé qu’on aurait même tendance à en rajouter en se demandant si les mulets en question n’auraient pas, comme le dit avec beaucoup d’humour Françoise Xenakis, un peu forcé sur la bouteille. À gauche, à droite… C’est terrible, si terrible que, sous peine de haut-le-cœur, on occulte le paysage – même si l’on est passager arrière d’un très confortable 4×4 – pour ne garder que la route et rien d’autre dans sa ligne de mire. Mais c’est pas grave, on aura tout le temps de l’admirer ce paysage merveilleux ; un peu plus tard, lorsqu’on aura quitté l’asphalte – très bien l’asphalte, au demeurant – pour s’aventurer sur les gros cailloux d’un chemin vierge.

1 — Le site de Filitosa raconte à travers ses statues-menhirs à visage humain la civilisation mégalithique qui s’est développée sur l’île, celles des premiers bergers et agriculteurs. © Alain Parinet
2 — Remonte-t-il à l’époque où Pise avait autorité sur la Corse (1077-1284) ou date-t-il de la période génoise, maître de l’île pendant cinq siècles, jusqu’en 1768 ? Toujours est-il que, sans se soucier des querelles d’historiens, le Spin’a Cavallu – le « dos de cheval » –
vit sa vie de petit pont, niché depuis des lustres dans un paysage bucolique. © Alain Parinet
3 — Jalonnant tout le littoral corse, les tours génoises organisent tout un système
de surveillance pour protéger l’île contre les invasions des barbaresques. © Alain Parinet

Du coup, on s’enfonce dans le maquis dominant les hauts d’Ajaccio, ce fameux maquis corse générateur d’histoires folles, d’aventures rocambolesques, voire de grands fantasmes. On comprend mieux l’affaire lorsqu’on cahote au milieu d’épineux assassins, de murs végétaux qui n’ont rien à envier aux entrelacs d’une jungle tropicale, d’absolues “défense d’entrer” végétales. On intègre alors que le maquis fait plus que partie de la géographie de l’île : c’est sa grammaire, sa colonne vertébrale, une âme profonde qui a la délicatesse de s’étager en trois niveaux bien distincts. D’abord, en bord de mer, avec le maquis “bas”, celui que l’on sent de loin et qui n’économise pas les odeurs de myrte ; puis le “maquis intermédiaire” et ses épineux et résineux, paradis des vaches et des cochons ; et enfin le “maquis élevé”, un peu plus aéré, principalement composé de chênes verts et de châtaigniers.

Veaux, vaches, cochons

sartene-corse-Aiguilles de Bavella.
Aiguilles de Bavella. © Alain Parinet

Là, à l’instant, on doit assurément être dans le maquis intermédiaire, parce qu’on vient de croiser une vache, vivant plan-plan sa vie de vache en plein milieu du chemin. On le verra plus tard, la chose n’est pas rare ; même sur les routes en lacets où les accidents, de vaches donc, sont assez réguliers. Et de cochons aussi, car ils font pareil et n’hésitent pas à pousser du groin sous les châtaigniers des bords de route pour s’empiffrer de leurs feuilles et de leurs fruits tombés. Ils ne sont ni sauvages, ni abandonnés. Ils ont tous des propriétaires, mais vivent dans une liberté traditionnelle qui était certainement plus adaptée à l’époque des charrettes et des calèches. D’autant que les insulaires ont la fâcheuse habitude d’avoir le pied lourd sur l’accélérateur. Les autorités, qui essaient de mettre un peu d’ordre dans tout ça, obtiennent un très relatif succès.
Et puis le 4×4 arrive en haut d’une colline, s’arrête sur une sorte de terre-plein et coupe son moteur. Le silence est soudain, absolu, sublime, magnifié encore par le bourdonnement d’insectes en vadrouille et, surtout, par l’agitation d’abeilles en retard se dépêchant d’aller au dernier pollen avant la mauvaise saison. De là-haut, on domine tous les verts du maquis, qui ne s’arrête, en gros, qu’en bord de plage. Précisément, on voit la mer au loin, mais aussi, en contrebas, le lac artificiel de Tolla, qui s’argente de tous les rayons du soleil. Et des villages haut perchés ramassés autour de leurs clochers, des toits de tuiles rondes, des bergeries à l’écart, des rubans d’asphalte en pointillés, tout coupés qu’ils sont par la canopée des chênes verts et des pins maritimes…

Montagnard de nature

la corse,sa gastronomie traditionnelle faite de charcuterie et des produits de la terre. © Alain Parinet
la corse,sa gastronomie traditionnelle faite de charcuterie et des produits de la terre. © Alain Parinet

La Corse est une montagne. Une grosse montagne poussée dans la mer, et qui produit du même coup une culture beaucoup plus proche de celle des habitants des hauts massifs continentaux que de celle des îles grecques, par exemple. On est dur, en Corse. On ne s’en laisse pas conter, et même si l’on est très accueillant, chaleureux, méditerranéen en quelque sorte, on n’autorise pas facilement l’étranger à pénétrer l’intimité familiale.
La matinée touche à sa fin. Laurent, l’accompagnateur expert au volant du véhicule tout terrain, sort le grand jeu et propose à la bonne franquette de casser la croûte. Au menu, charcuterie – coppa, prisuttu ou lonzu – et fromages de brebis et de chèvre, le tout accompagné de figues fraîches et arrosé d’un superbe vin blanc du pays – bien trop méconnus, les blancs corses. En prime, une dégustation de miel dont la Corse produit pas moins de six variétés, classées selon la région, l’altitude et la saison de récolte. Cette dégustation in situ sur nappe à carreaux rouges donnera aux participants d’un groupe incentive un avant-goût de ce qu’ils pourront trouver à rapporter de leur séjour, les boutiques de produits locaux étant au coude à coude jusque dans le moindre village. En haute saison surtout, mais parfois toute l’année, notamment dans les villes plus importantes.

1 et 2 – Aux odeurs de myrte, de cistes ou d’arbousiers qui se dégagent des premiers étages du maquis corse, succèdent les pins laricio, les cèdres et les châtaigniers. Une montagne enchanteresse, sillonnée par des rivières rafraîchissantes. © Alain Parinet

3 et 4 – Est-ce pour la beauté infinie du paysage ou plus sûrement une tendance historique à se détourner des envahisseurs venus par la mer, mais l’âme corse respire essentiellement dans les hautes terres. © Alain Parinet

Avec pour toile de fond les aiguilles de Bavella, l’hippodrome de Zonza est sans doute le plus charmant champ de courses d’Europe, et en tout cas le plus haut du continent, perché à 950 m d’altitude. © Alain Parinet
Avec pour toile de fond les aiguilles de Bavella, l’hippodrome de Zonza est sans doute le plus charmant champ de courses d’Europe, et en tout cas le plus haut du continent, perché à 950 m d’altitude. © Alain Parinet

Et puis c’est le retour sur Ajaccio et les retrouvailles avec un tout autre monde, celui de la mer qui, au fond, n’a historiquement jamais bien intéressé le peuple corse qui lui préférait la sécurité, voire l’inaccessibilité des hauteurs. Et pour cause, les attaques des pirates faisaient quasiment partie de l’ordinaire de l’île, tout comme les razzias des barbaresques en grande demande d’esclaves jeunes, forts et beaux à emporter de l’autre côté de la Méditerranée. D’où, dans la gastronomie traditionnelle, des plats d’inspiration montagnarde, du consistant, de la sauce et tout compte fait assez peu de poisson. Les choses ont tout de même radicalement changé au milieu du XXe siècle, lorsque les Corses, comme tout le monde, ont redécouvert les plaisirs hédonistes de l’univers marin, en même temps d’ailleurs que les avantages financiers apportés par l’industrie du tourisme. Sans pour autant sombrer dans les excès du méchant bétonnage ruinant ailleurs des paysages d’éternité.

Les corses aiment leur nature

1 — Bastelica, Zonza, Sartène : la Corse du Sud renferme dans sa montagne des villages pleins de caractère. © Alain Parinet
2 — Dans le golfe d’Ajaccio, les îles Sanguinaires rougeoient au coucher du soleil. Ce n’est pourtant pas là l’origine de leur nom, provenant du latin « Sagonares Insulae ». © Alain Parinet
3 — Près de Bonifacio, la chapelle Santa Reparata date d’avant l’occupation pisane, qui a apporté avec elle son interprétation de l’architecture romane. © Alain Parinet
4 — « Tant que nous aurons des châtaignes, nous aurons du pain », disait Pascal Paoli, figure historique de l’identité corse, témoignant de leur importance dans la vie corse de chaque jour. © Alain Parinet

Du coup, la destination reste très préservée, sauvage parfois, y compris en bord de mer où les criques solitaires succèdent presque à l’infini aux criques solitaires. Bien sûr, il y a aussi de grandes plages de sable fin un peu plus urbanisées, avec tout ce qu’il faut d’hôtels, de restaurants, mais qui n’atteignent jamais l’horreur absolue qu’on connaît sur d’autres rivages proprement violentés. Les Corses aiment d’amour leur nature et cela se voit. Bien leur en a pris, cela correspond à l’esprit de cette époque guère favorable aux séjours au soleil dans des clapiers exportés. Le tourisme rural fait un malheur, les boutique hôtels s’installent dans des murs plus que centenaires, les maisons privées contemporaines – riches maisons, on s’en doute – se fondent dans le paysage, à quelques exceptions près.
« En général, lorsque nous recevons des groupes en séminaire dans notre hôtel, nous leur proposons toujours, outre les réunions de travail impératives et les repas gastronomiques à l’hôtel ou dans des auberges typiques, une journée ou une demi-journée d’activités mer et montagne, dit Émilie Balard, directrice ventes et revenus du Radisson Blu Ajaccio Bay. D’abord une randonnée matinale en 4 x 4 dans le maquis, puis des arrêts dans quelques villages remarquables comme Bastelica, et enfin une après-midi passée sur la mer au départ du ponton de Porticcio, la petite station balnéaire à trois minutes de notre hôtel. Des sports d’eau, donc, des baignades et du snorkeling, des chasses au trésor marines, mais aussi une excursion en vedette rapide autour des îles Sanguinaires ».

L’ocre rouge des sanguinaires

Niellucio pour les vins rouges, vermentino pour les blancs : les cépages insulaires se marient joliment avec les casses-croûtes de charcuterie et de fromage. © Alain Parinet
Niellucio pour les vins rouges, vermentino pour les blancs : les cépages insulaires se marient joliment avec les casses-croûtes de charcuterie et de fromage. © Alain Parinet

Cap sur les îles Sanguinaires, donc. Quatre îlots mythiques baignés par une eau turquoise, quatre gros cailloux rougeoyants au coucher du soleil, échevelés au bout de la baie d’Ajaccio, à quelques encablures de la côte, deux kilomètres pour la plus éloignée. Aujourd’hui, la mer est d’huile. Elle autorise donc l’accostage dans une crique vaguement aménagée en port de la Grande Sanguinaire, pas si grande que cela puisqu’elle ne fait que 1 200 m de long sur 300 m de large.
C’est surtout pour le phare à éclipses d’une portée de 56 km que l’on mettra pied à terre et se coltinera jusqu’à en perdre haleine une assez rude montée. Un bien joli phare en vérité, un bâtiment tout blanc qui se pousse un peu du col en jouant sur une partition littéraire. Mais quelle partition, puisqu’il a accueilli en 1863 Alphonse Daudet, qui y écrivit quelques Lettres de mon moulin. Puis c’est le retour en longeant les belles plages de l’ouest d’Ajaccio, un cimetière marin curieusement intégré à la récente urba­nité et, sur une petite presqu’île, une maison toute simple qui fit autrefois les beaux étés de Tino Rossi.
Le lendemain, c’est une tout autre aventure qui attendra les lauréats d’un voyage de récompense – les participants à un séminaire de deux ou trois jours ne disposant pas d’assez de temps pour leur part – avec un road trip qui traversera la Corse du Sud par la montagne et fera halte dans des villages, des bourgs ou des sites qui racontent l’histoire et la culture de ce qui fait assurément partie des plus belles îles du monde.
Et tant qu’à faire dans la culture, allons-y gaiement en attaquant par le néolithique et le site de Filitosa, un ensemble de mégalithes et de constructions élevées il y a 4 000 ans. C’est en fait le plus grand centre de l’art statuaire corse et même méditerranéen. Des mégalithes donc, des visages qui apparaissent ou disparaissent selon l’oblique des rayons du soleil, des pierres dressées face au cosmos qu’on croirait sculptées par des artistes du XXe siècle, des alignements mystérieux disséminés dans une délicieuse campagne, des guides qui racontent le quotidien des hommes de l’époque et, dans tous les cas, une promenade bucolique d’environ une heure entre monts et merveilles.

1 — Près de Porto-Vecchio, une merveille de plage aux eaux cristallines, celle de Palombaggia, un petit paradis paresseusement ombragé par des pins parasols. © Alain Parinet
2 et 5— Depuis une vingtaine d’années, la culture de l’olive a retrouvé un nouveau souffle et renforce le patrimoine agricole corse, fait d’agrumes et de miel, de vins et de charcuterie. © Alain Parinet
3 — C’est à Fozzano que Mérimée rencontra Colomba Carabelii. Une rencontre qui inspira sa célèbre nouvelle ayant la Corse pour théâtre. © Alain Parinet
4 — Juchée sur son promontoire, on dirait Bonifacio prête à s’élancer tel un navire vers la mer. Ses ruelles étroites ont conservé l’aspect médiéval de ses origines. © Alain Parinet

Villages haut perchés

Et c’est comme ça pour presque tous les villages de ce coin de Corse du Sud, identiques dans leurs pierres grises et pourtant tous uniques, tous perchés sur des promontoires ou des monts, et quasiment tous dominés par une montagne encore plus haute. Et c’est Sartène et sa place ombragée bordée de cafés d’où l’on surveille d’un œil distrait les enfants qui se chamaillent, et c’est Sainte-Lucie-de-Tallano et son excellente huile d’olive, et c’est Levie et sa coutellerie traditionnelle ou encore Zonza et ses allures de station de haute montagne, avec tout ce qu’il faut de restaurants et d’auberges dont l’une,
le Mouflon d’or, toujours en activité, marque le roman de la vie corse puisqu’il fut réquisitionné en 1952 pour accueillir Mohamed V, le sultan du Maroc en exil.
Il y en a tant et tant, des villages. Et tant de paysages donc ! Des torrents qui ont le bon goût de faire des piscines naturelles rafraîchissantes, des forêts de châtaigniers, de pins ou de cèdres, mais surtout les formidables aiguilles de Bavella, point d’orgue des hautes vallées de l’Alta Rocca. Cela donne des cheminées de fée dressées haut dans le ciel, des pics par centaines et des pointes si effilées qu’on croirait une armée de lanciers avant la bataille. Et ces couleurs… des bruns, des roses, des mauves, soulignés par de profonds bleus marine. C’est un des spots des randonneurs qui s’élancent à leur conquête à partir du col de Bavella, 1 218 mètres d’altitude tout de même.
C’est depuis ce col qu’on redescendra d’ailleurs sur la côte Est de l’île. Sur Solenzara, Porto-Vecchio et Bonifacio, sur une mer bleue comme seule peut l’être la Méditerranée, sur des paysages d’une extrême bienveillance, des rochers effleurant la mer juste pour faire joli, d’insistantes et merveilleuses odeurs de myrte, des bleus presque transparents et quelques villas de nantis dont on ne voit guère que les toits, tant elles sont noyées dans la verdure et les lauriers roses. C’est comme ça entre Porto Vecchio et surtout Bonifacio, qui terminera le périple en feu d’artifice urbain perché sur son rocher en déséquilibre au-dessus de la mer. C’est d’ailleurs bien le seul déséquilibre que propose le paysage corse.

Carte d’identité

Ajaccio, Porto-Vecchio ou Bonifacio en bord de mer, Bastelica et Sartène en pleine montagne : les villes et bourgs ne sont jamais très éloignés les uns des autres. Mais, au regard du nombre de lacets, c’est en temps qu’il faut compter. Prévoir 40 km/h en moyenne.
Meilleure saison
Pour ce qui concerne les groupes, c’est presque toujours les intersaisons qui sont privilégiées. Et ça tombe bien, le gros du tourisme est réparti sur le continent, les plages sont abordables, les lieux touristiques ne sont plus encombrés, et les Corses retrouvent leur sérénité.
Taille des groupes
La Corse est parfaitement équipée pour recevoir des groupes de toutes tailles. Notamment sur ses côtes, à Ajaccio et à Porto Vecchio.

S’y rendre

L’aéroport d’Ajaccio est relié à l’année à Paris par Air France et Air Corsica en partenariat. Cet hiver, les deux compagnies offrent trois vols directs depuis Orly et deux depuis CDG. D’autres transporteurs desservent Ajaccio de manière saisonnière comme easyJet et XL Airways. à noter que Hop ! et Volotea proposent des vols vers Ajaccio depuis de nombreuses villes françaises.

Se renseigner

Office du tourisme d’Ajaccio

3, bd du Roi-Jérôme
Tél. : 04 95 51 53 03
Internet : www.ajaccio-tourisme.com

Office du tourisme de Porto-Vecchio

rue du Général Leclerc.
Tél. : 04 95 70 09 58
Internet : www.ot-portovecchio.com

Ne pas manquer

Une promenade autour des îles Sanguinaires, une randonnée en 4×4 ou à pied dans le maquis, le site néolithique de Filitosa, le dédale des rues de Sartène, les aiguilles de Bavella en « haute » montagne, la vieille ville de Bonifacio, passer de village en village et s’arrêter à la terrasse d’un bistrot à l’heure du pastis. Ne pas oublier pour autant les plaisirs de la mer,et surtout celui de ne rien faire du tout.

Hôtel

Radisson Blu Resort & Spa Ajaccio Bay

Le Radisson Blu, pour des réunions en bord de mer.
Le Radisson Blu, pour des réunions en bord de mer. © Alain Parinet

Aucun doute n’est possible, l’architecte corse Christian Blanc a beaucoup pensé aux groupes MICE en dessinant ce Radisson Blu en 2012. Tout est fait pour : des espaces publics plus que conséquents, des salles de réunions et de sous-commissions parfaitement équipées et ouvertes sur la mer, et des chambres ultra spacieuses, toutes avec terrasses privatives. Accroché à une colline, l’établissement au design très épuré s’étire de tout son long au-dessus d’une plage de rêve. Et c’est sans doute pour renforcer l’illusion de navire à l’amarre qu’on a accessoirisé le tout de bastingages et de voiles blanches recouvrant les terrasses entourant une grande piscine s’animant le soir, lors
de très joyeuses “pool parties”. à quelques kilomètres seulement d’Ajaccio et de l’aéroport. 170 chambres et suites. Spa de 900 m2, un restaurant, deux bars, 400 m2 d’espace réunions.
Agosta Plage. 20 166 Porticcio.
Tél. : 04 95 77 97 97
Email : info.porticcio@radissonblu.com
Internet : www.radissonblu.fr

Moby Dick

Le Moby Dick, la douceur de vivre méditerranéenne. © Alain Parinet
Le Moby Dick, la douceur de vivre méditerranéenne. © Alain Parinet

Jamais, grand Dieu jamais, on ne dirait que ce Moby Dick – curieux nom pour un hôtel en Corse – a été construit dans les années 70. Tout a été refait en 2011, et tellement bien fait qu’il ne doit plus rester que les murs extérieurs d’origine. Et encore, les a-t-on recouverts de bois patiné par le temps et l’air marin pour mieux les fondre dans le paysage. Le résultat est formidable. Des volumes épurés, des gris tendres et quelques bleus canard, du bois blond, du mobilier contemporain et des chambres possédant toutes une loggia semi ouverte derrière des jalousies l’isolant à souhait de l’extérieur. Côté espaces publics, on n’a pas lésiné sur les moyens. Un très grand restaurant et surtout une terrasse de bois en bord de plage. Car plage il y a. Avec tout ce qu’il faut de transats et activités nautiques. L’hôtel étant totalement isolé sur une bande de sable, il donne d’un côté sur la plage et de l’autre sur une lagune habitée par des hérons, des aigrettes, des canards col vert… Une faune hyper occupée, du lever du jour au coucher du soleil, à grenouiller dans cette poissonnerie parfaitement achalandée. 44 chambres.
Plage de Santa Giulia, 20538 Porto-­Vecchio
Tél : 04 95 70 71 00
Email : mice@sud-corse.fr
Internet : www.sud-corse.com

Restaurants

A Bandita

En plein maquis, installé parmi de gros rochers tout ronds qui font l’essentiel de son décor, un lounge, un bar, une piste de danse et surtout un restaurant sans façon proposant de la gastronomie corse, mais pas que. En toile de fond à l’heure des cocktails : le somptueux coucher de soleil sur la non moins somptueuse baie
d’Ajaccio. Lorsque tombe la nuit, des polyphonies ou des groupes pop rock. Au choix.
20138 Coti-Chiavari
Tél. : 06 13 41 42 15

A Baracca

A Baracca, une auberge typique avec vue sublime. © Alain Parinet
A Baracca, une auberge typique avec vue sublime. © Alain Parinet

Plus bel emplacement sur plus belle montagne : impossible.
À cheval sur le col de Gradella, dans une clairière inondée de soleil, au croisement de deux charmantes routes de campagne. À gauche, la mer, à droite, la mer aussi. Par temps clair, on voit même la Sardaigne, c’est dire si la vue est imprenable. L’auberge se fond dans
le paysage, empile ses vieux rondins de bois, fait résonner son plancher sous le pas lourd de quelques randonneurs fatigués, et s’ouvre, côté vallée, sur un balcon-terrasse croulant sous la treille. Avec ses tables et ses chaises de bois sans chichi, l’auberge correspond exactement à l’idée qu’on se fait de la halte montagnarde corse. La carte est raccord, qui propose des spécialités du pays, dont une charcu­terie à se damner.
Col de Gradella, 20 166 Cognocoli Monticchi
Tél. : 04 95 71 85 81

Agence

Ollandini

1, rue Paul Colonna d’Istria – CS 10304 – 20181 Ajaccio Cedex 1
Tél. : 04 95 23 92 45 ou 06 21 01 54 85
Email : infos@corsicaevents.com
Internet : www.corsicaevents.com
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Guides pratique

Guide Vert Michelin, Le Routard, Petît fûté, Guides bleus, Lonely Planet