La République dominicaine, « la » destination MICE des Caraïbes

Forte d’une desserte renforcée avec le retour d’Air France cet hiver, la République dominicaine veut s’imposer parmi les destinations MICE, jouant sur une large offre hôtelière – resorts all inclusive en tête – et de la diversité des excursions et expériences éloignées des habituels clichés sur la destination.
Le Westin Punta Cana, un des nombreux resorts qu'offre la République dominicaine.
Le Westin Punta Cana, un des nombreux resorts qu'offre la République dominicaine.

Invitée d’honneur de l’édition 2025 du salon IFTM, la République dominicaine s’est imposée depuis trois décennies comme la destination balnéaire des Caraïbes, séduisant plus de 10 millions de visiteurs internationaux l’an dernier, dont 142 500 Français. Un cocktail à succès mêlant soleil, plages paradisiaques et hôtels « all inclusive » au bon rapport qualité/prix. Cette réussite sur le segment loisir s’étend aujourd’hui au marché MICE, le pays ayant bien plus à offrir que son image plage et cocotiers. Il permet en effet la réalisation de riches programmes associant le balnéaire à la culture, au bien-être, à la gastronomie, à l’écotourisme, à la nature et l’aventure. Avec, pour une découverte plus sauvage et authentique de la destination, des territoires émergents comme Puerto Plata et la presqu’île de la Samana.

Un large choix d’établissements hôteliers

L’atout premier de la République dominicaine pour le MICE réside dans ses resorts tout compris, ceux situés dans les régions de Bayahibe et de Punta Cana, réputées pour la beauté de leurs plages de sable blanc. Adaptés à l’accueil de grands groupes, ces hôtels abritent des centaines de chambres, une pléthore de restaurants thématiques et de piscines et, pour certains, de salles de réunion et d’espaces de conférences dernier cri. Les grandes chaines internationales sont largement représentées sur cette côte sud, de Westin à Hyatt, d’Hilton à Melia en passant par Wyndham, Riu, Club Med et Barcelo. Le pays compte toutefois des établissements de taille plus modeste avec, dans le vieux Saint Domingue, des hôtels aménagés dans d’anciens palais coloniaux et, dans les terres, des écolodges favorisant une approche plus responsable avec, à la clé, une immersion culturelle et des activités nature.

Un trio incontournable d’excursions

Si ses plages aux eaux turquoise ont fait sa réputation, la « Rép dom » offre un large choix d’excursions. La découverte du quartier colonial de la capitale Saint Domingue est à ce titre incontournable. Cœur historique de l’ancienne Hispaniola, il abrite les édifices les plus anciens des Indes occidentales, dont l’Alcazar de Colomb, le palais du frère cadet du grand navigateur, Bartolome Colomb. Cet ancien siège de la Couronne espagnole aux Amériques, devenu musée, ouvre ses portes en grand aux entreprises, le temps de soirées évènementielles très exclusives. Après ces maisons colorées du XVIe siècle, les guides peuvent immerger les visiteurs dans la Santo Domingo contemporaine, au sein des quartiers de Villa Mella et Gualey. Deux lignes de téléphérique réalisées par l’entreprise française Poma permettent aussi de prendre de la hauteur pour découvrir par les airs cette grouillante capitale de plus de trois millions d’habitants.

Une escapade en catamaran ou hors-bord depuis le port de Bayahibe jusqu’à l’île de la Saona constitue souvent la deuxième visite effectuée lors d’un séjour incentive. Les groupes sont invités à y passer 3 ou 4h le temps d’un déjeuner et d’une baignade sur quelques plages aménagées du Parque Nacional del Este. La découverte du village d’Altos de Chavon, érigé dans les années 1980 sur les hauteurs de la rivière Chavon près de La Romana, est également souvent au programme pour ses restaurants de grande capacité comme ses bars et boutiques. Réalisé dans un style hispano-italien du XVIe siècle, le lieu ressemble à un décor de cinéma avec ses rues pavées, ses maisons de pierres, son église, ses places et fontaines rafraichissantes. Régulièrement utilisé pour des concerts, son amphithéâtre de 5000 places est privatisable à l’occasion d’évènements d’envergure.

A la découverte d’une île plus authentique

L’intérieur du pays dévoile le visage d’une île très agricole dont les plantations profitent du climat tropical. La récolte de la canne à sucre se déroule de décembre à avril, réalisée majoritairement par les braceros, des ouvriers haïtiens qui coupent les tiges à la machette. La République dominicaine est ensuite réputée pour sa culture du tabac, développée à partir du XVIe siècle, soutenant aujourd’hui une production de 210 millions de cigares par an. Les cultures du café et du cacao sont aussi très présentes via de petites exploitations familiales, le pays étant devenu le premier producteur mondial de cacao bio. Près de la ville de San Francisco de Macoris, la finca La Esmeralda ouvre ainsi ses portes aux groupes pour présenter les étapes menant du cacaoyer et de ses précieuses fèves jusqu’à la fabrication d’une tablette de chocolat. La République Dominicaine permet par ailleurs une kyrielle d’activités réalisées au cœur de magnifiques paysages comme la randonnée, l’accrobranche, la pêche au gros, des sorties en kayak ou à cheval, du snorkeling… Sans oublier le golf, les régions de Punta Cana et de Bavaro concentrant la moitié des parcours du pays.

Le succès grandissant de la Samana

Située au Nord-Est de la République dominicaine, la presqu’île de la Samana attire de plus en plus pour son côté encore authentique et les trésors de sa vaste baie. De janvier à mars, des sorties en bateau permettent d’observer le ballet de centaines de baleines à bosse ayant migré dans ces eaux chaudes pour se reproduire ou mettre bas. Dans le fond de la baie, le parc national de Los Haitises dévoile ensuite ses dizaines d’ilots karstiques recouverts d’une végétation luxuriante, refuges de colonies d’oiseaux. A terre, plusieurs grottes cachent sur leurs parois des dessins réalisés par les Taïnos, peuple premier de l’île Caraïbe décimé après sa découverte en 1492 par Christophe Colomb.

Cet engouement pour la Samana entraine un important développement touristique avec une vingtaine de projets hôteliers dans les cartons autour de la ville de Miches. C’est là que le Club Med y a ouvert en 2020 son second village dans le pays et le groupe Wyndham son Viva Miches en janvier dernier. Et le groupe Hyatt vient tout juste d’inaugurer son nouveau Dreams Playa Esmeralda Resort & Spa de… 500 chambres !

Cette côte recèle toutefois des adresses à taille humaine, les DMC conseillant la découverte de la Samana plutôt aux petits groupes MICE, lors de voyages faisant la part belle aux rencontres avec la population dominicaine et aux actions RSE. Parmi les adresses plus intimistes, l’étonnant Paraiso Caño Hondo, aux bâtiments de pierre et de coraux, est un écolodge de 28 chambres caché en pleine nature. Plus chic avec ses 5*, The Bannister Hotel & Yacht Club jouxte la marina de Doncel, petite ville de la presqu’île. Cet hôtel de 31 chambres et offrant 400 m2 pour les évènements bénéficie de son accès immédiat à la baie ainsi que de la proximité de la cascade El Limon et de la Rincon Beach, considérée comme l’une des plus belles plages au monde.

Une offre aérienne boostée par le retour d’Air France

La République dominicaine bénéficie cet hiver d’une desserte aérienne forte, marquée par le grand retour d’Air France. La compagnie assurera en effet trois vols par semaine (mardi, jeudi et samedi) entre Paris-CDG et Punta Cana du 13 janvier au 28 mars 2026. L’exploitation de la ligne devrait être poursuivie si la demande est au rendez-vous. Air Caraïbes monte de son côté en puissance avec jusqu’à 7 vols hebdomadaires de Paris-Orly à Punta Cana (en quotidien à partir du 12 décembre), mais aussi l’ouverture d’une desserte Paris Orly-Samana à raison de deux vols par semaine (lundi et samedi) et jusqu’à trois vols Paris Orly-Saint Domingue. Le groupe espagnol Euroairlines se positionne enfin sur la destination en proposant deux vols charters par semaine (vendredi et samedi) de Roissy vers Punta Cana du 25 novembre au 26 mai 2026. Des vols via Madrid sont également possibles avec Iberia et Air Europa.

Parc National de los Haitis.
Parc National de los Haitis.