Résultats – Air France-KLM redresse la barre

Après deux années de pertes abyssales, Air France - KLM renoue avec les bénéfices. Le groupe a dégagé, en 2010-2011, un résultat net de 613 millions d’euros, contre une perte record de 1,23 milliard pour l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires enregistre une hausse de 12,5 %, à 23,62 milliards d’euros.

Selon Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général d’Air France- KLM, cette croissance s’explique par un “environnement économique plus favorable”. Malgré de “nombreux événements exceptionnels (ndlr : le volcan islandais, la neige, les grèves) qui ont affecté les opérations”, le groupe a pu améliorer son résultat d’exploitation qui atteint les 122 millions d’euros en 2010- 2011 contre un déficit de 1,11 milliard d’euros en 2009-2010.

Air France – KLM reste confiante pour l’année en cours, mais la compagnie, comme le reste de l’industrie, doit faire face à la flambée du prix du carburant. Les couvertures – produit financier permettant d’acheter du carburant à l’avance – et l’augmentation du prix des billets devraient cependant réduire l’impact de la hausse des cours. Reste le risque de décourager une partie de la clientèle si les tarifs deviennent trop élevés.

Parmi les autres défis auxquels le transporteur se voit confronté, le groupe franconéerlandais doit réussir la transformation, pour rester dans le peloton de tête mondial, de son activité court et moyen-courrier afin de regagner des points face aux transporteurs low cost tout en poursuivant sur le long-courrier une stratégie d’alliance, en particulier avec les compagnies d’Extrême Orient et du monde indien pour contrer la montée en puissance des compagnies du Golfe. Parallèlement, le groupe doit améliorer son bilan et réduire sa dette pour être prêt à enchérir si une opportunité de rachat se faisait jour.

Enfin, Air France – KLM attend encore de connaître avec exactitude ce qui a pu se passer le 1er juin 2009 lorsque le vol AF 447 s’est abîmé dans l’Atlantique. Mais, depuis le repêchage des boîtes noires et leur décryptage, les enquêteurs du bureau d’études et enquêtes (BEA) s’acheminent de plus en plus vers une erreur humaine.