Shutdown : le ciel américain se ferme partiellement

La capacité du trafic aérien dans les 40 aéroports les plus fréquentés des Etats-Unis sera réduite de 10% dès le 7 novembre. En cause : le shutdown qui s’éternise…
Aéroport de Chicago (DR)
Aéroport de Chicago (DR)

L’annonce a eu lieu mercredi, dans un contexte de paralysie budgétaire qui dure depuis le 1er octobre. Le secrétaire aux Transports Sean Duffy a acté une réduction de 10% de la capacité du trafic aérien. Celle-ci entrera en vigueur dès le 7 novembre, dans les 40 aéroports les plus fréquentés des Etats-Unis. « Il s’agit de déterminer où est la pression, et comment alléger cette pression » a indiqué Sean Duffy.

Cette pression s’explique donc par le shutdown qui paralyse le budget fédéral depuis le 1er octobre. Et à cause duquel de nombreux contrôleurs aériens ne sont plus payés… En conséquence, entre 20 et 40% d’entre eux ne se présentent plus à leur poste selon Reuters.

L’Administration fédérale de l’aviation (FAA) avait estimé le 1er novembre que près de 50 % des 30 aéroports américains les plus fréquentés ont connu des pénuries de contrôleurs aériens. Le porte-parole de la FAA indiquait alors : « Près de 13 000 contrôleurs aériens travaillent sans salaire depuis des semaines, assurant la sécurité de plus de 50 000 opérations quotidiennes dans l’ensemble du système d’espace aérien national (NAS). (…) Une augmentation des absences met à rude épreuve les niveaux de personnel dans plusieurs installations, entraînant des impacts généralisés dans tout le NAS. Actuellement, la moitié de nos 30 installations principales connaissent des pénuries de personnel, et près de 80 % des contrôleurs aériens sont absents dans les installations de la région de New York ».

La FAA poursuit : « Après 31 jours sans salaire, les contrôleurs aériens subissent un stress et une fatigue immenses. La fermeture doit prendre fin afin que ces contrôleurs reçoivent le salaire qu’ils ont gagné et que les voyageurs puissent éviter de nouvelles perturbations et retards. Comme nous continuons à le répéter, nous ne ferons jamais de compromis sur la sécurité. Lorsque des pénuries de personnel se produisent, la FAA réduira le flux de trafic aérien pour maintenir la sécurité. Cela peut entraîner des retards ou des annulations ». Une menace qui entre donc en vigueur dans quelques heures…

Un Boeing 757 de United Airlines (DR)

Le CEO de United Airlines a rapidement réagi. S’adressant à ses équipes, Scott Kirby a déclaré : « Les vols internationaux long-courriers de United et nos vols entre hubs ne seront pas affectés par cette réduction des horaires imposée par la FAA. C’est important pour maintenir l’intégrité de notre réseau, offrir aux clients concernés autant d’options que possible pour reprendre leur voyage et maintenir nos systèmes d’affectation des équipages. Nous concentrerons plutôt nos réductions d’horaires sur les vols régionaux et les vols intérieurs qui ne relient pas nos hubs. Nous utiliserons notre application, notre site web et des notifications push pour communiquer directement avec les clients en cas de modification de leur vol et leur proposer des options de modification de réservation. Nous voulons leur fournir autant d’informations que possible, de manière simple et facile à comprendre. Et surtout, tout client voyageant pendant cette période peut obtenir un remboursement s’il ne souhaite pas prendre l’avion, même si son vol n’est pas affecté » poursuit Scott Kirby.