
Les prochaines semaines s’annoncent difficiles pour les voyageurs de la SNCF. Après une rencontre le 28 octobre avec le ministre des Transports François Durovray puis la direction de la SNCF, les syndicat de la compagnie ferroviaire ont en effet déposé deux préavis de grève. Le premier, d’une journée, est programmé du mercredi 20 novembre 19 heures au vendredi 22 novembre 8 heures. Cette journée d’action est considérée comme un tour de chauffe afin de faire plier le gouvernement et la direction de la SNCF pour débuter de nouvelles négociations avant le lancement d’un second mouvement, illimité et reconductible cette fois ci, à partir du 11 décembre.
Les syndicats opposés à la scission de Fret SNCF
Les fédérations CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, SUD Rail et CFDT Cheminots s’opposent aux projets en cours considérés comme « une privatisation rampante » du groupe, acte 2 de la contre-réforme du ferroviaire de 2018. Ils demandent d’abord l’arrêt de la scission de Fret SNCF qui doit intervenir à partir du 1er janvier 2025 avec la création de deux entreprises, Hexafret dédié au transport de marchandise et Technis pour la maintenance des locomotives, avec une réduction de 10% des effectifs à la clé. Cette réorganisation fait suite à un accord entre l’Etat et l’Union européenne concernant les aides financières qui ont été accordées au transporteur et dont les pénalités s’élèveraient à cinq milliards d’euros si la scission n’était pas mise en place.
Non aux conséquences de l’ouverture à la concurrence
Les syndicats rejettent ensuite les modalités d’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire dénonçant « une privatisation dans les activités TER, Transilien et Intercités« , le groupe créant actuellement des filiales accompagnées de transferts de personnels de SNCF Voyageurs dès la mi-décembre afin de répondre aux différents appels d’offre en région. Ils estiment qu’il s’agit d’une « stratégie de dumping social interne au groupe assumée, avec comme conséquence une atomisation des règles sociales dans les multiples PME du rail que la direction entend créer pour chaque lot ouvert à la concurrence« .
Sur son site, la CGT Cheminots demande « l’arrêt du processus de discontinuité de Fret SNCF et obtention d’un moratoire« , « l’arrêt du processus de filialisation TER, Transilien et Intercités« , et « une loi de programmation pluriannuelle pour la modernisation du système ferroviaire« . Le ministre des transports s’est dit prêt à rencontrer à nouveau les syndicats afin de trouver un terrain d’entente tout en rappelant qu’il revient à la direction de la SNCF de mener les négociations avec les syndicats.




















