Voyages d’Affaires a testé la nouvelle Business 1ère de TGV Lyria

Depuis le 10 décembre, TGV Lyria propose 3 classes de voyage entre Paris, Genève, Bâle et Zurich, sa nouvelle Business 1ère étant d'abord destinée aux voyageurs professionnels. Embarquement immédiat.
Business 1ère Lyria
La nouvelle Business 1ère de Lyria met l'accent sur la gastronomie

Etant arrivé quelque peu en avance, c’est au salon Grand Voyageur de la gare de Paris-Lyon que commence ce test de la nouvelle Business 1ère de TGV Lyria, la compagnie ferroviaire franco-suisse de la SNCF et des CFF. Situé dans un coin du Hall C, au niveau -1 de la gare donnant sur la place Henri Frenay, cet espace permet aux voyageurs ayant acheté un billet dans cette classe d’attendre leur train en travaillant, en consommant une boisson ou en parcourant la presse quotidienne et magazine mise gracieusement à disposition. Quelques pas suffiront ensuite pour rejoindre le quai du TGV Lyria accessible depuis cet étage de la gare de Lyon.

A la porte du train, les clients Business 1ère sont accueillis par l’un des deux stewards en charge de cette voiture dédiée qui dispose au total de 31 sièges. Notre installation achevée alors que le TGV traverse déjà la banlieue Est de Paris, ils distribuent à chacun un oshibori, ces petites serviettes rafraîchissantes japonaises, le menu du jour puis un apéritif comme dans les classes affaires des compagnies aériennes. C’est il est vrai que c’est LSG Group, le spécialiste de la restauration à 10 000 mètres d’altitude, qui a été choisi pour assurer celle de TGV Lyria afin d’en relever le niveau.

Exit donc l’ancien plateau repas distribué en 1ère classe avec ses récipients et couverts en plastique. Et place à « La Table », un service à l’assiette, avec porcelaine et couverts design en acier sur une petite nappe blanche posée sur la tablette du siège. Côté saveurs, TGV Lyria promet des recettes régionales et de saison élaborées par un jeune chef français, Mathieu Castex. Le jour de ce test, après l’entrée composée de macaronis à l’armailli, trois plats principaux étaient proposés : un filet de saumon en croûte d’herbes avec son risotto parmesan, sa poêlée de courgettes et ses champignons et poivrons rôtis ; un risotto de champignons et gorgonzola et sa poêlée de butternut aux graines de courge et copeaux de parmesan ou un filet de volaille sauce au vin du jura accompagné de son gratin de pommes de terre au morbier et butternut rôti au miel. Ce dernier a retenu mes faveurs. Le résultat est plutôt réussi, la volaille n’étant pas sèche, le gratin fondant et les butternut pleines de saveurs. Le tout pouvait être arrosé d’un choix d’eaux minérales, de bières artisanales ou de vins blancs ou rouges français et suisses. Un choix de fromages puis un Paris-Brest rebaptisé en Paris-Bâle en raison de sa crème de marron et un service de digestifs sont venus clôturer ce repas servi en 45 minutes environ. Le passager qui souhaite optimiser son temps de voyage pour travailler peut toutefois ne choisir qu’une partie du menu. Alors que le paysage défile à 300 km/h, TGV Lyria a l’ambition avec ce service soigné et cette gastronomie plus raffinée qu’auparavant de (re)donner à une clientèle exigeante le goût du voyage en train entre la France et la Suisse. Et surtout de justifier un tarif fixe de 191€ l’aller simple sur Paris-Genève, 199€ sur Paris-Bâle et 226€ sur Paris-Zurich.

Pour ce prix là, l’hôtesse distribue également des journaux et magazines à bord et propose de réserver un taxi ou une voiture avec chauffeur à l’arrivée en gare. Surtout, le voyageur d’affaires bénéficie d’une garantie de siège sur tous les trains de la journée sur l’axe de sa réservation. Seul regret, TGV Lyria n’offre pas de wifi à bord durant le trajet et je dois me rabattre sur la 4G de mon mobile pour consulter mes mails. Il faudra enfin patienter jusqu’en 2020 pour bénéficier des nouvelles rames à grande vitesse de TGV Lyria, le siège bien que confortable restant celui d’une 1ère classe classique.