
79,4% du total passagers de 2019 en 2023; un chiffre tombé à 75,4% en 2024. Les statistiques de la DGAC le prouvent. Le trafic des lignes intérieures en France s’effondre année après année. Avec une accélération certaine depuis la période de Covid. L’an passé, 20,2 millions de passagers ont utilisé un vol sur les lignes intérieures. Ils étaient encore 21,2 millions en 2023 et 26,7 millions en 2019 – qui marquait pourtant déjà une baisse de 2,1% par rapport à 2018.
Les lignes radiales, qui relient Paris au reste de la France, sont celles qui accusent la plus forte chute du nombre de passagers. L’an dernier, elles ont accueilli 11,7 millions de passagers contre 16,3 millions en 2019. De fait, le nombre total de passagers était en 2024 inférieur de 29,5% aux chiffres de 2019.
Avec 8,5 millions de passagers, les lignes transversales (de région à région) se comportent un peu mieux. Le repli de 2019 à 2024 n’est « que » de 18,7%. En 2019, les lignes transversales représentaient néanmoins plus de 10 millions de passagers annuels.
Cette évolution négative tient en premier lieu à l’élimination de toutes les lignes aériennes là où les trains offrent des trajets de moins de 3 heures. D’importantes liaisons comme Orly-Lyon et Orly-Bordeaux ont totalement disparu.
Mais le trafic intérieur est aussi affecté par le ralentissement des déplacements aériens pour les hommes d’affaires sur les lignes domestiques. C’est particulièrement vrai par exemple sur l’axe Paris-Toulouse. Avec 2,1 millions de passagers, la ligne a perdu depuis 2019 près de 36% de passagers. Mais même sur un axe aussi important que Bordeaux-Lyon, la DGAC constate une baisse de sept points du nombre de passagers entre 2023 et 2024. Soit un trafic passagers désormais inférieur de 36,5% à ses résultats de 2019.

















