Uber trouve un créneau avec les taxis new-yorkais

Les voyageurs d’affaires en déplacement à New York pourront bientôt réserver les célèbres taxis jaunes via l’application Uber.
New York
L'accord conclu avec CMT et Curb va permettre à Uber de référencer les taxis new yorkais au sein de son application (Photo Ludovic Maisant)

Héler un taxis new-yorkais sur la 5e Avenue, le bras en l’air, le regard fixé sur ces véhicules jaunes reconnaissables entre tous, dans l’espoir de rallier en temps et en heure ce rendez-vous client stratégique. Ou interpeller le même véhicule – de la même couleur – en quelques mouvements du pouce depuis son smartphone. Désormais, les voyageurs d’affaires auront le choix entre les deux modes de réservation, grâce à un accord transformant les concurrents d’hier en partenaires de demain.

L’accord doit en effet entrer en vigueur dans le courant du printemps – l’échéance de la mi-mai est évoquée – et doit, à terme rendre 100 % des taxis de New York disponibles sur la plateforme Uber. La plateforme américaine s’est en effet entendue avec les systèmes de réservation référençant les taxis new-yorkais, à savoir CMT et Curb. Du point de vue des voyageurs d’affaires, ce rapprochement simplifie et étoffe les possibilités de mobilité urbaine. A la différence d’un taxi interpellé dans la rue, le client connaîtra à l’avance le montant de sa course. Quant aux chauffeurs, ils seront libres de ne pas accepter les trajets dont le tarif anticipé ne leur semblera pas intéressant. Surtout, leurs revenus respecteront les tarifs imposés par la Taxi and Limousine Commission (TLC).

Uber a une longue histoire de partenariat avec l’industrie du taxi pour fournir aux chauffeurs plus de revenus et aux passagers une autre option de transport

« Uber a une longue histoire de partenariat avec l’industrie du taxi pour fournir aux chauffeurs plus de revenus et aux passagers une autre option de transport », rappelle Andrew Macdonald, Senior VP Mobilité chez Uber. « Nos partenariats avec les taxis se présentent différemment dans le monde entier, et nous sommes ravis de faire équipe avec les sociétés de logiciels de taxi CMT et Curb, ce qui profitera aux chauffeurs de taxi et à tous les New-Yorkais », poursuit-il.

Depuis l’arrivée d’Uber sur la scène internationale, les relations du géant américain avec les taxis locaux ont régulièrement été « agitées ». Et les pouvoirs publics ont parfois sanctionné voire tenté de bannir la plateforme américaine. Mais Uber rappelle avoir conclu des accords de bonne entente avec les taxis dans de nombreuses destinations business. A titre d’exemple, Uber a intégré l’offre des taxis dans quatre villes espagnoles (Madrid, Málaga, Valence et Barcelone), et propose le service UberTaxi dans la quasi-totalité des villes allemandes ou la plateforme est présente, en partenariat avec quelque 1000 taxis. En Asie, Uber s’est associé à SK Telecom pour exploiter l’offre UT en Corée du Sud, et a racheté en août dernier la principale application de taxi électronique de Hong Kong, HK Taxi.

Londres adoube aussi Uber, jusqu’à nouvel ordre

La normalisation des relations entretenues par Uber avec les taxis et les autorités locales est également à l’œuvre au Royaume-Uni. La plateforme VTC y a fait face ces dernières années à plusieurs attaques menaçant ses capacités à opérer à Londres. Mais le dernier épisode en date de cette série à rebondissements a tourné en faveur d’Uber. Le 26 mars, les responsables de la plateforme VTC se sont félicités d’avoir obtenu une nouvelle licence d’exploitation. Signée par Transports for London (TfL), celle-ci accorde à Uber trente mois supplémentaires de présence dans la capitale britannique. « Nous sommes ravis que TfL nous ait accordé une licence pour continuer à opérer à Londres pour la première fois depuis notre lancement il y a dix ans », a souligné Jamie Heywood, Regional General Manager pour la zone UK, Northern & Eastern Europe.