Univ’AirPlus 2019 : le bien-être du voyageur au centre des priorités

L’édition 2019 d’Univ’AirPlus s’est tenue le jeudi 5 septembre au Châteauform' City George V autour du thème du bien-être du voyageur d’affaires.

Univ’AirPlus
L’événement Univ’AirPlus 2019 s’est tenu le 5 septembre au Châteauform' City George V

Comme chaque année à la rentrée, l’événement Univ’AirPlus a rassemblé le monde du voyage d’affaires. Organisée en partenariat avec BFM Business, l’édition 2019, qui s’est tenue au Châteauform’ City George, avait pour thème un sujet de plus en plus dans l’air du temps, le bien-être du voyageur d’affaires, donnant l’occasion de  rappeler que l’humain reste plus que jamais au centre des déplacements professionnels, malgré la transformation numérique.

Les témoignages de professionnels et interventions d’experts sont venus étayer cette démonstration, à commencer par celle du professeur Pierre-Marie Lledo, directeur du département neurosciences à l’Institut Pasteur, qui a proposé un voyage au centre du cerveau, en particulier de celui d’un voyageur d’affaires. Alors que l’avènement de la révolution numérique bouleverse en profondeur nos modes de vie et notre rapport à l’autre, elle nous oblige à utiliser notre cerveau autrement. Ainsi, l’enjeu est d’adapter aujourd’hui le monde du travail à la réalité du fonctionnement cérébral, et non l’inverse. Dans ce cadre, Pierre-Marie Lledo invite à prendre en considération la notion de « plaisir » qui anime et motive les collaborateurs, le tout sous fond d’engagement, d’autonomie, mais aussi de coopération et d’altruisme, qui sont le propre de l’homme.

De son côté, Anni Hood, directrice générale de Well Intelligence, a souligné l’importance d’une véritable culture du bien-être dans le cadre de la politique voyages, par exemple pour éviter le sentiment d’épuisement causé par le stress au retour d’un déplacement. Parmi les pistes évoquées par Anni Hood, le respect des principes fondamentaux qui permettent aux collaborateurs de se sentir « mieux » ou une politique de santé mentale proactive. Par ailleurs, l’entreprise a un rôle d’engagement pour inviter ses voyageurs à penser à leur bien-être pendant leurs déplacements, notamment en respectant leur temps de sommeil ou en se fixant des plages de repos.

Plusieurs témoignages ont ponctué l’événement, comme celui d’une grande voyageuse, Hélène Respondek, chef de zone export chez Boiron Frères, qui a visité 18 pays pour son entreprise, rien qu’au premier semestre 2019 et qui a fait part de sa motivation à travailler avec des clients de cultures différentes, mais aussi de sa difficulté à garder le fragile équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Elle souhaiterait dans ce cadre pouvoir disposer des clés nécessaires pour pouvoir se libérer du stress.

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De leur côté, les responsables voyages de Cap Gemini – Katharina Navarro – et d’Ikéa – Pernilla Evinder – ont évoqué la prise en compte de l’indispensable bien-être des voyageurs dans leurs entreprises. Chez Capgemini, le département RH a été par exemple impliquée dans une démarche orientée bien-être des voyageurs et les feedbacks des voyageurs sont sollicités afin d’ajuster en permanence l’offre aux besoins et aux nouvelles pratiques, tandis qu’Ikea a créé un département « santé et bien-être » auquel RH et Travel Managers sont associés.

Pour conclure, une table ronde était dédiée au thème de la « Traveller Centricity » et des solutions à envisager pour réduire l’impact psychologique des déplacements professionnels. Pour le Dr Arnaud Derossi, directeur médical régional d’International SOS, le constat dressé quant au stress et à l’impact psychologique généré par le voyage d’affaires est sans équivoque. Il est donc essentiel que les Travel Managers et les DRH soient véritablement à l’écoute de leurs voyageurs. Ce qui n’est pas toujours le cas, même si certaines entreprises ont déjà bien compris l’importance de prendre en compte le bien-être du voyageur.

Chez Malakoff Médéric Humanis, représente par Anne-Sophie Godon, directrice de l’innovation, des baromètres ont été par exemple été mis en place pour mesurer la qualité de vie au travail mais aussi pour prévenir les risques. La travel manager de Critéo, Emilie Nas de Tourris, a expliqué que son entreprise réalisait des enquêtes de satisfaction voyageurs, une approche très collaborative qui redonne le « pouvoir » aux voyageurs d’affaires. Enfin, Fabrice Fourcot, vice-président Ressources Humaines du Groupe SEB, a évoqué la responsabilisation du voyageur d’affaires dans les pratiques de réservation, notamment dans le cadre du « bleisure », une pratique appréciée par les voyageurs d’affaires.