Mama Shelter pose ses valises en Asie

Poursuivant son expansion de par le monde, Mama Shelter proposera très bientôt un premier hôtel en Asie, à Singapour, dupliquant dans la Cité-État son esprit festif et décalé.
Restaurant du Mama Shelter Singapour.

« Jamais nous n’aurions imaginé que la marque voyagerait si loin ». A l’ouverture du premier Mama Shelter à Paris en 2008, Serge Trigano, son co-fondateur, n’envisageait sans doute pas un tel déploiement pour son enseigne à l’esprit lifestyle et décalé. Une vingtaine d’hôtels après – mais aussi son entrée dans le giron du groupe Accor et de sa filiale Ennismore –, son ouverture au monde est pourtant une réalité. Après avoir posé ses valises au Moyen-Orient en début d’année, à Dubaï, Mama Shelter découvre aujourd’hui l’Asie avec l’ouverture en septembre d’un premier hôtel à Singapour. En attendant de prochains développements en Afrique, à Casablanca et au Cap, ou en Amérique Latine, à Mexico.

« Singapour, avec son énergie et sa créativité, est l’endroit idéal pour écrire un nouveau chapitre de l’histoire Mama », a souligné Serge Trigano. Installé sur Killiney Road, dans le quartier « vibrant » de Somerset proche d’Orchard Road et du district créatif de New Bahru, l’hôtel s’inscrit dans un environnement à l’image de la marque. Comme il reproduit son modèle qui a fait ses preuves, basé sur une restauration attractive pour les résidents comme la clientèle locale, et un cadre contemporain et coloré, rencontre de l’Occident et de l’Orient.

Réalisée par l’artiste parisien Beniloys en l’espace de trois mois, une fresque monumentale peinte sur place mêle tigres et paons, dragons et scènes maritimes reliées à l’âme de Singapour. Quant au design du lieu, signé par l’agence française Dion & Arles, il puise dans l’identité multiculturelle de la Cité-État, notamment un mobilier éclectique et des influences peranakan jusque dans les tapis des 115 chambres. Si la moitié d’entre elles disposent d’une terrasse privée, une première pour un Mama, l’hôtel se distingue aussi par les débuts de chambres « bunk », avec lits superposés, pouvant être communicantes avec des chambres classiques pour des familles ou groupes d’amis.

Mais, comme le souligne le communiqué de la marque, « Mama n’est pas qu’un hôtel, c’est un lieu de vie ». Avec, comme il se doit, un rooftop dans une végétation luxuriante, une oasis urbaine avec deux piscines, dont l’une peut se faire une scène pour les DJs certains soirs. Le tout accompagné du du Mama Rooftop Bar & Restaurant, où partager plats méditerranéens, pizzas artisanales et spritz en carafe. Dans le même temps, les clients peuvent aussi opter pour la brasserie du rez-de-chaussée, Mama Restaurant & Island Bar, où le chef singapourien Eugene Tan revisite les classiques internationaux avec une touche locale.