
Les projets ferroviaires se multiplient en Europe. Parmi ceux-ci une future ligne directe Londres-Berlin. Un accord a été signé le 17 juillet en ce sens entre le chancelier allemand Friedrich Merz et le premier ministre britannique Keir Starmer. Ce traité prévoit que les deux gouvernements travaillent de concert pour lever les obstacles juridiques et logistiques qui empêchent pour l’instant la création d’une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Londres et plusieurs villes allemandes. Une première étape pourrait être réalisée par Eurostar ou un autre opérateur – la Deutsche Bahn ? – pour opérer des dessertes vers Francfort et Cologne depuis la gare internationale de Londres St-Pancras. Cette dernière va d’ailleurs entamer de vastes travaux d’aménagement pour doubler ses capacités de traitement annuel de passagers.
Cette nouvelle ligne serait ensuite prolongée jusqu’à la capitale allemande. Les deux parties devront notamment s’entendre sur les questions de sécurité des bagages, de contrôle aux frontières, de normes de sécurité des matériels ferroviaires, etc. Le ou les opérateurs ferroviaires désireux de se lancer dans l’exploitation de cette ligne seront associés au projet. Eurostar semble avoir une longueur d’avance, ayant annoncé au printemps dernier son intention d’ouvrir de nouvelles lignes depuis Londres vers l’Allemagne et la Suisse.
Une ligne qui devra rivaliser avec l’aérien sur la durée de voyage
Les deux gouvernements prévoient une mise en service de cette ligne Londres-Berlin à l’orée de la décennie 2030. Le temps de trajet en train à grande vitesse est estimé à environ 5h, contre 11h actuellement avec deux ou trois correspondances à la clé. Et 1h45 en avion ! Un Londres-Francfort ne tient pas non plus la comparaison avec l’aérien, nécessitant près de 8h de voyage et un changement. Cette baisse radicale des temps de trajet sera nécessaire pour rivaliser avec l’aérien et satisfaire les attentes de la clientèle d’affaires. « Nous inaugurons une nouvelle ère de connectivité ferroviaire européenne et la Grande Bretagne est déterminée à être au cœur d’un continent mieux connecté », a déclaré Heidi Alexander, la ministre britannique des Transports lors de la signature de ce traité. L’atout maitre sera aussi écologique puisque le tain émet moins de CO2 que l’avion. Sur un Paris-Berlin par exemple, l’avion émet 250 à 400kg de CO2 par passager contre 15 à 20 kg en TGV ou ICE sur ce trajet de 1000 km.




















