
Croissance certes, mais croissance anémique comparée au reste du monde. C’est ce que l’on peut constater au regard des résultats des aéroports gérés par le groupe Vinci en France comparés au reste du monde. Ce qui confirme bien que la dynamique aérienne française est bien cassée depuis l’augmentation des taxes aériennes en 2025.
Pour le groupe Vinci, l’un des fleurons français dans la gestion des aéroports, la France s’apparente de plus en plus comme un boulet par son absence de dynamisme. Certes le groupe constate une croissance en 2025 de 2,2% sur ses 9 aéroports hexagonaux avec 19,38 millions de passagers. Mais en comparaison par rapport aux autres aéroports dans divers pays d’Europe, ce résultat reste médiocre : le Portugal s’affiche en hausse de 4,7%, la Serbie de 6,5% et la Hongrie de 12%. Ironie du sort: l’aéroport de Budapest aura accueilli plus de passagers que les 9 aéroports français à 19,58 millions ! Seul le Royaume-Uni aura fait moins bien : le trafic sur les trois aéroports Vinci de Belfast International, Edimbourg et Londres Gatwick a affiché une croissance de 1%.
Les deux aéroports « flambeaux » de Vinci en France, – Lyon-Saint Exupéry et Nantes – ont connu pratiquement la même progression l’an passé : +2,3% pour le premier qui a accueilli 10,72 millions de voyageurs; 7,19 millions pour le second, soit une progression de 2,6%. La plus forte hausse de trafic s’est produite à Clermont-Ferrand, dont le trafic affiche une hausse de 8,8% en 2025 (0,249 million de passagers) et à Chambéry avec une croissance de 7,6% (0,191 million de passagers). En revanche, Toulon a vu son trafic s’effondrer. Avec 236 000 passagers l’an dernier, la plateforme varoise a perdu 19% sur un an.
Les perspectives semblent à priori médiocres : au dernier trimestre, les aéroports français de Vinci ont enregistré une baisse du nombre de passagers de 0,5%. Seuls ont résisté les aéroports alpins (Annecy et Chambéry) et Lyon dont le trafic a stagné (+0,3%).

















