Nouvelles règles Airbnb: les hôtes ne joueront plus aux « domestiques » pour les propriétaires

À partir du 20 novembre 2026, Airbnb appliquera une nouvelle politique mondiale destinée à mieux encadrer les règles fixées par les propriétaires de logements. Finies les tâches ménagères imposées avant le départ, tandis que les contrats supplémentaires et la collecte de données personnelles feront l'objet de restrictions renforcées.
(Photo:© 2022 Airbnb, Inc. All rights reserved)

Obligés de laver la vaisselle, mettre les draps dans la machine à laver ou encore descendre les poubelles après utilisation d’un logement de courte durée loué sur Airbnb? L’entreprise américaine renforce les règles de bonne entente entre propriétaires et hôtes, qui, désormais, ne joueront plus les employés de ménage -gratuits. Airbnb vient en effet d’annoncer qu’elle mettra fin à partir du 20 novembre à des pratiques qui alimentaient depuis plusieurs années les critiques des voyageurs utilisant la plateforme de location de courte durée. A cette date entreront donc de nouvelles dispositions pour toute réservation effectuée, partout dans le monde.

La mesure la plus visible concerne ainsi les tâches ménagères demandées avant le départ. Les propriétaires ne pourront plus exiger des voyageurs qu’ils retirent les draps des lits, lavent et rangent la vaisselle, lancent une machine à laver ou transportent les poubelles à l’extérieur du logement. Ces opérations sont considérées comme relevant du travail habituellement effectué par les équipes de nettoyage.

Certaines demandes -de bon sens- seront toutefois toujours autorisées. Comme par exemple déposer une vaisselle utilisée dans l’évier, rassembler les serviettes utilisées ou trier leurs déchets dans les poubelles prévues à cet effet. Des exceptions pourront être accordées en fonction des particularités locales, notamment dans les régions où la gestion des déchets ou les ressources en eau imposent des précautions spécifiques.

Ce n’est pas la seule nouvelle mesure. Airbnb standardise les règles de vie applicables à chaque logement. Les propriétaires pourront sélectionner sept catégories de règles prédéfinies. Elles portent notamment sur le nombre maximal de personnes hébergées, les horaires de respect de la tranquilité de l’immeuble, les événements de type fête, les animaux domestiques, le tabac et les cigarettes électroniques, les photos et l’heure de fermeture du logement au départ. Toutes les règles seront à communiquer AVANT l’arrivée dans le logement et non DURANT le séjour…

Des contrats très limités hors du cadre Airbnb

La plateforme limite également la possibilité pour les propriétaires d’imposer la signature d’un contrat distinct de la réservation Airbnb. Cette pratique ne sera autorisée que dans certaines situations : obligation légale, règlement d’une copropriété ou d’une association de propriétaires, location mensuelle d’au moins 28 nuits, ou séjour dans un établissement Airbnb Luxe. Les contrats autorisés devront être présentés dans une rubrique spécifique de l’annonce.

La collecte de données personnelles est également concernée. Les propriétaires ne pourront généralement plus demander aux voyageurs leurs coordonnées, leurs documents d’identité ou des informations personnelles supplémentaires, sauf exceptions prévues par la réglementation locale (police ou municipalité) ou les règles documentées d’une copropriété.

Toutes les demandes non conformes pourront être signalées directement dans l’interface de gestion des annonces. Airbnb pourra également intervenir en cas de non-respect répété de ses politiques, avec des avertissements, la suspension d’annonces ou la désactivation de comptes. Tandis que les propriétaires pourront saisir un recours juridique…