
La 22ème édition du Baromètre EVP aura misé sur la représentativité, avec un échantillon d’entreprises multiplié par deux par rapport à l’an dernier. Il en ressort un environnement à la fois plus mature et plus frileux, qui progresse en termes de rationalisation des déplacements professionnels mais voit stagner l’investissement qui y est lié. En effet, 63% des professionnels interrogés décrivent une stabilisation du budget consacré au voyage d’affaires, tandis que le nombre de budgets à la baisse recule de 21% à 14% entre 2011 et 2012. « Alors que la précédente édition de l’EVP renouait avec la croissance du poste Voyages, 2012 est marqué par une stabilisation des budgets qui traduit un attentisme fort des entreprises quant à la situation économique que nous traversons » résume Eric Audoin, Président Directeur Général d’American Express Voyages d’Affaires en France.
Le contrôle des dépenses est donc cette année encore au cœur des préoccupations – il apparaît d’ailleurs en tête des priorités définies pour 2013 dans 80% des cas, devant l’optimisation des dépenses et la sécurité des voyageurs – et se traduit par le développement des politiques voyages (PVE) : outre les grands comptes, chez qui leur mise en place atteint désormais 90%, les petites structures se mettent à l’heure de la rationalisation avec 74% des PME et plus de 50% des TPE désormais dotées d’une PVE. Les petites structures se distinguent également par une croissance plus nette (+1,6%) de leurs dépenses liées aux déplacements professionnels. Au-delà des chiffres, cette 22ème édition du baromètre EVP aura permis de définir les grands enjeux actuels et futurs du voyage d’affaires. Sans surprise, mobilité et sécurité du voyageur d’affaires focalisent cette année encore l’attention des acteurs du marché, alors que les délais de réservations deviennent particulièrement stratégiques. La réservation à l’avance devance en effet le recours au meilleur tarif – ou « best buy » – lors de la réservation, suivis par l’utilisation du online, le recours aux fournisseurs, et le passage de l’aérien au rail.

















