
Le trafic aérien de la France métropolitaine sur les quatre premiers mois de l’année a continué de progresser de façon plus qu’honorable. L’Hexagone a ainsi enregistré 51,8 millions de passagers entre janvier et avril 2025, une hausse de 5,3% par rapport à la même période de 2024. On constate que l‘augmentation des taxes aériennes, effective depuis mars, n’aura que peu influencé pour le moment la demande passagers.
Ainsi, le trafic intérieur a enregistré en avril une hausse de 1,1%. Sur les quatre premiers mois, les lignes domestiques métropolitaines n’auront perdu que 0,4% de leurs voyageurs, une quasi-stabilité avec 5,9 millions de passagers.
Le trafic international continue de fait à tirer la demande. Celle-ci s’est affichée en hausse de 6,2% sur les quatre premiers mois de 2025 par rapport à 2024. Avec ses 44,2 millions de passagers, elle dépasse même de 7% la performance de 2019.
Les lignes aériennes internationales les plus dynamiques sont celles vers l’Afrique (+10,9% entre janvier et avril) et vers l’Asie (+9,6%). Si le trafic France-Asie reste toujours inférieur de plus de 5% par rapport à la même période de 2019, en revanche le trafic vers l’Afrique s’envole, à +25,3% toujours par rapport à 2019.
L’insolente croissance de Beauvais
Côté aéroports, Nantes, Beauvais et Marseille affichent les meilleures performances avec des taux de croissance respectifs de 10,8%, 8,6% et 7% de leur trafic passagers. Beauvais enregistre ainsi un trafic passagers supérieur de 70% par rapport à 2019 avec ses 2,1 millions de voyageurs.
Quant à Paris-CDG et Lyon, ils enregistrent des taux de croissance égaux ou supérieurs à 5,5% durant les quatre premiers mois de 2025.
En revanche, Bordeaux paye très fortement le départ de Ryanair. Le trafic passagers de la plateforme aquitaine perd 12,4% entre janvier et avril. Avec 1,6 million de passagers, Bordeaux affiche une chute de 21% de sa fréquentation par rapport à 2019.
Toulouse continue de souffrir d’une désaffection des passagers vers Paris, même si les pertes semblent désormais se stabiliser. L’aéroport a enregistré une baisse de 0,6% du nombre de ses passagers entre janvier et avril de cette année par rapport à 2024. La ligne Paris-Toulouse a de nouveau reculé de 1,8% durant la même période. La liaison atteint péniblement un chiffre de 700 000 passagers. Ce résultat est inférieur de plus d’un tiers par rapport aux chiffres de 2019.

















