Air France-KLM : chute des résultats et aide attendue de l’Etat

Alors qu'Air France-KLM voit son trafic chuter au mois de mars, le groupe aérien devrait recevoir prochainement le soutien des gouvernements français et néerlandais.

Le groupe Air France-KLM voit ses résultats chuter au mois de mars.

Une chute de 56,6% du nombre de passagers transportés, un trafic en repli de 50,6%, un coefficient d’occupation en baisse de 20,5 pts : sans surprise, les chiffres publiés par le groupe Air France-KLM pour le mois de mars sont largement impactés par l’expansion mondiale du virus Covid-19. Et ce n’est sans doute pas puisque le groupe prévoit une suspension de 90% de sa capacité pour avril et mai 2020, ne desservant plus que quelques villes clés de façon réduite depuis les hubs de Paris CDG et Amsterdam Schiphol.

Comme la plupart des compagnies aériennes dans le monde, le groupe aérien franco-néerlandais subit les conséquences sans précédents  d’une crise sanitaire qui touche de plein fouet le monde du voyage. Dans ce cadre, pour maintenir les compagnies du groupe à flot, le secrétaire d’Etat au Transport, Jean-Michel Djebarri, a évoqué lors d’une interview à LCI une aide de 6 milliards d’euros, en cours de discussion entre les gouvernements français et néerlandais, tous deux actionnaires d’Air France-KLM. Une aide nécessaire pour survivre à la crise et qui prendrait sans doute la forme de prêts bancaires garantis par les deux états.

Alors que le secteur aérien mondial pourrait voir s’évaporer 61 milliards de dollars de ses réserves de trésorerie au cours du seul deuxième trimestre, le président de l’Association international du transport aérien (IATA), Alexandre de Juniac, évoquait une intervention nécessaire des de la part dans son briefing du 7 avril dernier : « L’industrie brûle du cash à un rythme dangereux. (…) Les gouvernements doivent de toute urgence apporter une aide financière aux compagnies aériennes. » Le tout pouvant prendre la forme d’un soutien financier direct ; de prêts ou garanties de prêts par le gouvernement ou les banques centrales ou encore d’allégements fiscaux. Sur les 65,5 millions d’emplois liés à l’aviation, IATA estime que 25 millions d’entre eux sont menacés. « C’est l’une des raisons pour lesquelles nous pensons que les gouvernements doivent faire de la viabilité des compagnies aériennes une priorité », a déclaré Alexandre de Juniac.