Assurance et croissance au menu de Business Table

Business Table vient de lancer une assurance annulation. La solution de réservation et de gestion des repas d'affaires poursuit sa croissance avec pour objectif de couvrir d'ici trois ans la moitié de l'offre de restauration en France.

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Le restaurant Procope, dans le VIe arrondissement de Paris.

Les motifs conduisant à annuler un repas d’affaires au dernier moment sont aussi nombreux que variés. Grèves, intempéries, risques terroristes, accident ou hospitalisation de l’intervenant principal : pour offrir aux entreprises de gérer ces impondérables, Business Table lance l’assurance annulation dont le tarif est calculé en fonction du montant de l’événement assuré. Par exemple, il en coûte 30 euros pour une prestation de 1 500 euros. Souscrite ponctuellement, ou dans un contrat cadre, l’assurance garantit l’ensemble des frais d’annulation. Le contrat est organisé autour d’un personne clé dont la présence est indispensable le jour J, les conditions d’annulation prenant en compte son incapacité à se rendre au repas ou à l’événement pour raisons personnelles ou à cause de circonstances exceptionnelles.

La solution de réservation et de gestion des repas d’affaires, lancée en 2012 avec pour objectif d’offrir aux entreprises les moyens de rationaliser les notes de frais liées tout en leur donnant une visibilité sur un poste de dépenses important, étend ainsi son offre de services. Dans ce cadre, Business Table devrait poursuivre par le lancement au deuxième semestre d’une application mobile permettant de réserver et régler les restaurants via les smartphones.

Sa solution ayant déjà été adoptée par 25 grands comptes, dont La Poste, un des ses premiers clients, mais aussi par Veolia, Orange ou Legrand, Business Table se tourne vers les entreprises de taille moyenne pour poursuivre sa croissance. « Notre objectif est d’avoir comme clients la moitié des 1000 premières entreprises en France, contre 300 aujourd’hui », définit Mickaël Hadjadj, fondateur de Business Table. Ainsi la société a-t-elle lancée en septembre 2016 deux formules destinées aux PME. Tandis que l’offre Premium, pour un forfait de 199 euros par mois, offre un reporting avancé et autorise un certain paramétrage, par exemple un circuit de validation, la formule Free, sans abonnement, donne simplement accès à l’outil de réservation et délivre un reporting simplifié. « Mais qui apporte une certaine visibilité sur les dépenses », précise Laurent Gabard, directeur général de Business Table.

Pour sa part, l’offre “Advanced” destinée aux grandes entreprises est évidemment la plus étoffée, avec une possibilité de reportings très précis par filiale, entité et collaborateur tout en étant interfacée aussi bien avec les logiciels de gestion des notes de frais de Concur et KDS qu’avec les solutions de paiement corporate d’AirPlus, American Express et Edenred.

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Restaurant Polpo, à Levallois.

En parallèle, Business Table a pour volonté de couvrir 50 % de l’offre de restauration en France d’ici trois ans, c’est à dire 40 000 restaurants et traiteurs, contre 15000 et 1200 traiteurs aujourd’hui. « Nous couvrirons l’intégralité de l’offre de chaînes, explique Laurent Gabard. Le marché est extrêmement atomisé avec, certes, des chaînes de restauration, mais surtout beaucoup d’indépendants. Ce qui, d’une certaine manière nous sert bien, puisque les entreprises doivent passer par nous pour rationaliser ».

Alors que Business Table couvre une offre allant du simple bistrot jusqu’au trois étoiles Michelin, une cinquantaine de restaurants viennent chaque mois enrichir l’outil de réservation. « Un collaborateur est missionné chaque semaine pour trouver un lieu d’exception, que ce soit une nouvelle table, un concept original, un lieu étonnant. C’est très demandé par les marques haut de gamme pour leurs clients VIP », souligne Laurent Gabard.