
Un petit air de Minority report, ou de Black Mirror… A l’heure de se projeter en 2050, et d’évoquer ce que pourrait être le bureau du futur, IWG a quelque peu pioché dans le registre de la science-fiction. Même si le spécialiste des espaces de travail se base sur des technologies bien concrètes, qui pourraient donc effectivement pousser la porte du bureau, voire s’y installer confortablement et durablement.
Pour ancrer cette projection dans le réel, IWG a interrogé les principaux intéressés : 2000 professionnels répartis également entre responsables RH et salariés. Et les deux catégories de sondés s’accordent au moins sur un point : la technologie sur le lieu de travail sera « méconnaissable » d’ici 2050. Un avis partagé par 68% des responsables RH et 72% des employés.

Que doit-on attendre de cette révolution à venir au cours du quart de siècle à venir ? Sans surprise, l’intelligence artificielle aura encore conforté son statut d’incontournable. Plus de 70% des sondés estiment que l’IA et l’automatisation redéfiniront la majorité des fonctions de bureau. En outre, les deux tiers des professionnels pensent que l’IA déterminera le lieu et le moment optimaux pour collaborer.
Un lieu qui devrait se conjuguer au pluriel à en croire IWG, dont le rapport mise sur un vaste mouvement de décentralisation. Pour les deux tiers des sondés, les politiques strictes imposant le retour au bureau devraient avoir disparu à l’horizon 2050. L’étude évoque un avenir professionnel reposant sur « un réseau de lieux » se substituant à un bureau central unique. « Près de 70 % des responsables RH déclarent que le travail s’effectuera dans plusieurs lieux différents, un chiffre qui grimpe à 75 % chez les employés. 64 % des employés s’attendent à ce que le travail hybride devienne le modèle standard, contre 78 % des responsables RH » précise l’étude.

Une intégration homme-technologie plus poussée que jamais
Mais l’étude « IWG’s Work Reimagined: The Office of 2050 » voit plus loin, plus connecté, via une nouvelle « intégration homme-technologie ». Pour ses auteurs « les neurotechnologies, déjà développées par des entreprises telles que Synchron ou Neuralink d’Elon Musk, se rapprochent d’applications concrètes. Les systèmes intelligents devraient également automatiser des flux de travail complexes, personnaliser les environnements et accélérer considérablement la prise de décision ». Ainsi, même si cette projection est moins admise que d’autres, les implants neuronaux créant un lien direct entre le cerveau humain et des appareils externes, sont cités par 33% des responsables RH et 26% des employés comme la principale technologie émergente à guetter.
Par ailleurs, 70 % des responsables RH dans le monde et 69 % des employés estiment que la réalité virtuelle et augmentée remplacera de nombreuses interactions de bureau traditionnelles, notamment les réunions en présentiel.
L’avènement d’un nouveau bureau immersif est riche de promesses. On évoque par exemple un éclairage et des conditions de travail qui s’adaptent automatiquement au rythme biologique de chacun (28 %), des systèmes capables de détecter la fatigue et de recommander des pauses ou du repos (30 %), ou encore des espaces de travail entièrement interactifs et connectés au cloud, où les murs deviendront des surfaces numériques tactiles (24 %). Intuitif diront certains, intrusif pour d’autres…
In fine, le salarié devrait pourtant profiter de ces (r)évolutions, notamment en matière de bien-être. IWG promet la fin des longs trajets quotidiens et de la journée de travail classique 9h-17h. Un constat partagé par 7 sondés sur 10. En outre, le bureau devrait s’étoffer d’espaces adaptés aux familles, avec zones de garde d’enfants sur site.
Pour Mark Dixon, CEO et fondateur d’IWG, « La technologie a toujours façonné notre manière de travailler. Ce qui change aujourd’hui, c’est la vitesse à laquelle cette transformation se produit. Les avancées de l’IA accélèrent le monde du travail à une vitesse que la plupart des organisations et des individus peinent encore à appréhender ».

















