Best Western : développement et coworking pour pallier des résultats en berne

Un chiffre d'affaires naturellement en net repli, mais une dynamique de développement toujours forte et une offre de coworking en pleine expansion : Best Western a tiré le bilan de l'année écoulée et dévoilé ses perspectives pour 2021.
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Au Mans, Leprince Hotel Spa (BW Premier Collection by Best Western).

La chute était inévitable et ne surprendra personne. En 2020, le réseau de Best Western en France a enregistré une baisse inédite de son chiffre d’affaires de -52,4 %, faisant suite à des performances record en 2019. Les causes sont connues : une pandémie qui, à coup de confinements et fermetures de frontières, a déclenché des annulations en masse et limité les déplacements au strict minimum. Pas de clientèle long-courrier alors que les voyageurs américains sont parmi les plus fidèles de l’enseigne, peu de groupes loisirs, une clientèle domestique restreinte : la fréquentation des hôtels du réseau a chuté de -47,6 % en volume de nuitées.

La clientèle d’affaires n’a bien sûr pas été épargnée dans ce marasme, avec un repli de -57 % de l’activité séminaire et une réduction de -63 % du chiffre d’affaires généré par la clientèle corporate. Pour autant, le groupe hôtelier note que « ce segment n’en reste pas moins le plus porteur en France en 2020. Les entreprises du secteur public, des assurances, finances, IT, sécurité, agroalimentaire, du médical, de l’industrie et du BTP ont continué de se déplacer durant les deux premiers confinements. »

Pour compenser ces résultats en berne, les dirigeants du réseau trouveront quelques raisons de se consoler en regardant la hausse historique de la satisfaction clients, la résistance des réservations sur internet et mobile ou encore une dynamique de développement intacte avec 18 nouveaux hôtels en 2020. Cette croissance de l’offre a été portée par l’essor des marques économiques Sure Hotel et Sure Hotel Collection qui permettent au réseau à la fois de compléter sa présence dans certaines villes comme à Paris, Bordeaux ou Macon et de conquérir de nouvelles destinations, par exemple Argentan ou Calais.

Avec pour ambition d’étendre son maillage territorial et de renforcer sa présence dans certaines régions, Best Western poursuivra son développement cette année avec 16 nouveaux hôtels attendus au premier trimestre. Dans ce cadre, le réseau vient récemment d’ajouter un hôtel haut de gamme au Mans, le Leprince Hotel Spa, un BW Premier Collection établi dans un ancien couvent du XVIIIe siècle, et un Sure Hotel à Saint-Amand-les-Eaux. Cette volonté de croissance passera aussi par le développement des marques de WorldHotels, chaîne volontaire acquise par Best Western en 2019 et connue pour ses hôtels haut de gamme à dominante affaires.

A destination des voyageurs d’affaires, Best Western va également poursuivre l’expansion de son offre de coworking myWO lancée dans une quinzaine d’hôtels à la fin de l’été 2020. Cette marque de coworking devrait ainsi atteindre près de 70 adresses d’ici fin 2021.

En parallèle, l’évolution de Best Western en France passe aussi par un axe digital – avec une solution de messagerie instantanée intégrée depuis peu à la version mobile du site avant qu’elle ne soit déployée sur Google Home – et un axe développement durable. Alors que 19 hôtels sont aujourd’hui labellisés Clef Verte et 8 autres sont titulaires de l’Ecolabel, Best Western entend accompagner la transition environnementale de son réseau pour porter ce nombre à au moins 50 hôtels labélisés Clef Verte ou Ecolabel.