Contrôles plus stricts pour les voyageurs français en Italie

L'Italie décide à son tour d'exiger des voyageurs français en provenance de sept régions un test covid-19 négatif pour entrer sur son territoire.

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Florence (photo. LC)

Pour endiguer une possible importation de cas de covid-19, le ministère de la santé italien vient de mettre en place de nouvelles règles pour les voyageurs français arrivant dans la Péninsule en provenance de zones à risques. Dans un communiqué, le ministre de la santé Roberto Speranza indique que depuis le 22 septembre, les voyageurs qui, au cours des 14 derniers jours, ont séjourné ou transité par sept régions françaises considerées à hauts risques doivent se signaler auprès des autorités sanitaires régionales et de presenter le résultat négatif d’un test moléculaire (PCR) ou antigénique de moins de 72h. Un formulaire est à présenter obligatoirement à l’arrivée.

En cas de non possibilité d’un test avant l’arrivée sur le territoire italien, le voyageur devra se soumettre à un test en aéroport. Il s’agit soit d’un test antigénique avec résultat dans les trente minutes, soit d’un test PCR avec résultat communiqué dans un délai allant jusqu’à 72h. Durant ce laps de temps, la personne doit s’isoler. Si les tests s’avèrent positifs, la mise en œuvre de mesures de quarantaine est immédiate.

Les voyageurs arrivant en Italie par une frontière terrestre ou maritime, devront contacter l’agence de santé locale de la région d’arrivée pour réaliser le test dans les 48 heures suivant l’entrée sur le territoire et s’isoler en attendant les résultats.

Le nouveau protocole sanitaire s’applique aux régions Auvergne-Rhône-Alpes, Corse, Hauts de France, Nouvelle-Aquitaine, Paris et Ile de France, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Trois nouvelles régions françaises en zones à risques en Allemagne

L’Italie a pourtant introduit une exception pour PACA. Les voyageurs frontaliers (Alpes-Maritime et également les résidents de Monaco) sont autorisés à venir sans test PCR dans la Péninsule. Leur séjour ne doit en revanche pas excéder 72 heures. La mesure s’applique aussi bien pour des motifs de travail ou de loisirs.

Par ailleurs, l’Institut Robert Koch en Allemagne -en charge de la surveillance sanitaire dans le pays- a placé trois nouvelles régions francaise en zone à risques le 23 septembre.

Il s’agit des régions Bretagne, Centre-val de Loire et Normandie. Un test PCR de moins de 48 heures ainsi qu’un formulaire de renseignements sont donc exigés pour les voyageurs en provenance de ces régions. C’est également le cas pour sept autres régions de l’Hexagone.

Cependant, la région Grand-Est tout comme le Luxembourg ne font pas partie de cette liste. Probablement dans un but d’éviter un impact économique profond en désorganisant les mouvements des frontaliers. L’Institut révise cependant chaque semaine la liste des zones à risque. Elle sera systématiquement affinée à un niveau régional à partir du 1er octobre. A cette même date, les voyageurs devront se mettre en quarantaine obligatoire pendant cinq jours et passer un second test.