Coronavirus : pic de cas en Italie, 50 000 personnes confinées

Le coronavirus COVID-19 a brusquement gagné du terrain pendant le week-end en Italie où une dizaine de villes sont confinées depuis dimanche suite à un pic de cas détectés.

Photo Ludovic Maisant
Au-delà des 11 villes en quarantaine, c'est toute l'Italie qui prend des mesures pour faire face au coronavirus, à l'image de la fermeture du Duomo, à Milan (Photo Ludovic Maisant)

Tout va très vite en Italie, où le nombre de cas de coronavirus se comptait encore sur les doigts d’une main jeudi, et où le décompte dépasse les 200 malades lundi matin. Face à ce pic brutal, les autorités italiennes ont placé une dizaine de villes et de communes en quarantaine : Codogno, Casapusterlengo, Castiglione d’Adda, Maleo, Fombio, Bertonico, Castelgerundo, Somaglia, San Fiorano, Terranova dei Passerini, et Vo Euganeo. Soit plus de 50 000 personnes concernées par des mesures de restrictions telles que la fermeture des activités commerciales (hormis celles de première nécessité), et la suspension des activités dans les entreprises des zones concernées. Surtout, il n’est plus possible d’entrer ou de sortir des onze villes concernées sans autorisation préalable. Outre cette quarantaine, la propagation du COVID-19 a affecté plusieurs symboles italiens : avec des annulations touchant la Fashion Week de Milan ou le championnat de Serie A, tandis que le carnaval de Venise a fermé ses portes plus tôt que prévu.

Interrogé durant le 20 Heures de France 2, le nouveau ministre de la Santé Olivier Véran a rejeté dimanche l’idée d’une fermeture de la frontière franco-italienne: « ça n’aurait pas de sens, parce qu’un virus ne s’arrête pas aux frontières », indique-t-il, en assurant « travailler pour trouver une solution européenne ». Le ministre a également assuré que les mesures étaient prises pour augmenter à la fois les capacités de diagnostic, et le nombre d’établissements hospitaliers à-même de gérer d’éventuels malades. L’inquiétude grandit néanmoins dans les zones frontalières, à en croire le courrier transmis au Premier Ministre par Eric Ciotti. Le député des Alpes-Maritimes demande « la mise en place immédiate d’un plan d’urgence pour le département des Alpes-Maritimes ainsi que la prise rapide de toutes les mesures sanitaires et de restrictions nécessaires pour enrayer sa propagation ». Eric Ciotti demande également « la mobilisation des établissements hospitaliers du département et des mesures renforcées de contrôle à la frontière« .

La situation est également critique en Corée du Sud, deuxième pays le plus touché après la Chine, avec près de 800 cas dont sept mortels. Là aussi, la situation a évolué brutalement en fin de semaine, tout particulièrement à Daegu, dans le Sud du pays. En conséquence, la compagnie Korean Air a même décidé de cesser ses opérations depuis et vers l’aéroport de la quatrième ville du pays, jusqu’au 28 mars au moins. La compagnie Asiana a également stoppé ses vols ».

Le ciel italien affecté par la grève

Si l’expansion du coronavirus en Italie fait la « Une », c’est un autre phénomène qui pourrait affecter plus concrètement les aéroports italiens cette semaine. En effet, une grève des aiguilleurs du ciel a forcé Alitalia à des annulations de vols. Ce mouvement de 24 heures, fixé au 25 avril, a entraîné plus de 300 annulations pour la seule journée de mardi chez Alitalia. Des annulations collatérales sont également prévues le 24 et le 26 janvier. les vols concernés sont listés sur le site d’Alitalia.