Etude AirPlus : le business travel, entre motivations et frustrations

La nouvelle étude AirPlus International Travel Management Study 2015 met en lumière les sources de motivations et de frustrations liées à l’approche d’un déplacement professionnel par le voyageur d’affaires. Si le business travel est le plus souvent associé à une image positive, encore faut-il s’assurer que le déplacement a lieu dans les bonnes conditions, et surtout pour les bonnes raisons…
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Près d’un millier de Travel Managers ont été sondés dans 24 pays pour AirPlus, afin de répondre à une question cruciale s’il en est : quels sont les éléments qui motivent ou qui frustrent les voyageurs d’affaires ? Ce panorama global permet, dans un premier temps, de dégager un constat a priori positif : le business travel n’est que très rarement (5%) associé à une frustration, tandis que 41% des Travel Managers estiment que leurs voyageurs y voient une source de motivation. 

Ce postulat de départ mérite néanmoins d’importantes nuances. Tout d’abord parce que la plupart des sondés (44%) évoquent une perception ambivalente, alliant motivation et frustration. Ensuite parce que l’image positive que dégagerait en soi le voyage d’affaires peut conduire à certains excès, poussant le voyageur à se déplacer – aux frais de l’entreprise – pour des raisons qui ne s’avèrent pas nécessairement pertinentes ou légitimes… Ce qu’AirPlus préfère décrire comme un « drapeau orange plutôt qu’un drapeau rouge » repose sur des moteurs de décision tels que la découverte de nouveaux pays ou le niveau de confort (deux motivations très fortes au Mexique : 97% et 93%), ou le statut associé au voyage d’affaires, très sensible dans le business travel russe (65%). L’autre facteur négatif est directement lié au bleisure : 89% des Australiens voient ainsi dans le déplacement professionnel une bonne occasion de passer le week-end à l’extérieur… Le marché français se distingue quant à lui par l’importance de la préparation du voyage, l’entreprise devant offrir des outils simplifiant l’organisation et la réservation du déplacement.

La patience ne semble pas être la principale qualité des voyageurs d’affaires français. En effet, à l’heure d’évoquer leurs frustrations, les professionnels Français sont – avec leurs homologues espagnols, indiens et australiens – les plus réfractaires au temps d’attente (100%). A l’inverse des voyageurs d’affaires chinois, qui ne sont « que » 61% à citer le temps d’attente et les retards comme une frustration majeure. Au global, cet élément occupe néanmoins la première place au classement des aspects négatifs (87% de moyenne), devant les changements de dernière minute (76%) et le temps passé loin de ses proches (72%).