Feu vert pour le développement de Transavia

Le référendum organisé par le SNPL Air France concernant l’avenir de Transavia a livré un résultat largement positif. La déclinaison française de la compagnie low-cost va pouvoir se développer avec une flotte dont le nombre d’appareils ne sera plus limité.

Transavia
Nathalie Stubler, PDG de Transavia France, à l'occasion de la réception d'un nouveau Boeing, au printemps 2018

Les grandes manœuvres ont décidément commencé au sein de la nouvelle direction du groupe Air France KLM. Près d’un an après la nomination de Benjamin Smith en tant que nouveau directeur général du groupe, la réorganisation commence à livrer ses premiers éléments tangibles. En 24 heures ont ainsi été officialisés l’acquisition de 60 nouveaux appareils Airbus A220, la disparition des A380 à l’horizon 2022, et donc maintenant de nouvelles capacités de développement pour Transavia France. En votant à une très large majorité (78%) en faveur du développement de Transavia, les pilotes du SNPL d’Air France ont enfin retiré la bride qui limitait jusqu’ici le développement de la compagnie low-cost. Malgré les belles performances enregistrées chaque année par la déclinaison française de la low-cost, sa croissance était jusqu’ici contraint par un accord conclu en 2014, qui limitait sa flotte à un maximum de 40 appareils. « Transavia va pouvoir poursuivre son développement sans limitation du nombre d’avions et dans des conditions économiquement équilibrées pour le groupe Air France. La compagnie pourra accélérer son offensive sur le marché très concurrentiel du low-cost, au départ d’Orly et de la province », indique la direction dans un communiqué.