GDS-Index : Helsinki toujours en tête, Lyon aux portes du Top 10

Le classement GDS-Index 2026 des destinations durables reste dominé par Helsinki, Lyon figurant à la porte du top 10.
Le Centre des congrès et des expositions d'Helsinki va investir 20 millions d'euros pour la construction de Solar, un nouvel espace événementiel
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Et de trois pour Helsinki. Depuis 2024, Helsinki s’impose en tête du GDS-Index, dont le podium est inchangé depuis trois ans, la capitale finlandaise étant suivie par Göteborg et Copenhague. Pour autant, derrière ce podium stable, le classement bouge. Aarhus passe de la 7e à la 4e place, tandis que Sydney (7e) et Montréal (9e) intègrent le Top 10. Et cela au détriment de Tampere (11e) et de Lyon (12e), 8e l’an dernier mais qui reste néanmoins en tête de la zone Europe centrale et du Sud. Seule autre ville française du Top 40, Strasbourg se classe 35e.

Dévoilé le 23 septembre, ce classement des destinations MICE écoresponsables analyse les évolutions durables des métropoles selon 74 critères répartis en quatre catégories : performance environnementale et sociale de la ville, fournisseurs et gestion de destination. Plus que du benchmarking, il vise surtout à une amélioration de la performance d’ensemble. Avec réussite semble-t-il, puisque 89 % des destinations évaluées deux années de suite améliorent leur score, tandis que dans le Top 10, tous les lieux de congrès évalués ainsi que 82 % des chambres d’hôtel sont aujourd’hui certifiés.

Les écarts se réduisent

Cette progression d’ensemble est même une tendance plus large puisque l’écart entre le Top 10 et la moyenne de l’index est tombé de 20,3 à 14,5 points, son plus bas niveau depuis 2016. Dans ce cadre, Brême a affiché la plus forte amélioration de son score, passé de 48,3 % à 70,6 %, devant Madrid (+19.8 pts) et Valence (+17.1 pts). Et tout en haut du classement, l’écart se réduit également de 4,76 à 2,59 points, entre le score de 92,94 % évalué pour Helsinki et les 90,35 % affichés par Copenhague.

Si, selon Guy Bigwood, PDG du GDS-Movement, la domination des villes nordiques devrait durer « probablement encore quelques années, d’autres commencent à les rattraper comme Belfast, Glasgow et Lyon ». Reste une question qui fâche : l’exhaustivité de l’étude alors que de nombreuses grandes destinations d’affaires sont absentes du le GDS-Index. A comparer au dernier classement ICCA 2025, dominé par Lisbonne devant Paris, Barcelone, Vienne et Singapour, la métropole catalane est en effet la seule du top 5 à l’ICCA à figurer cette année au sein du GDS-Index, en 20e position. D’autres destinations clés sont bien là comme Berlin (14e), Dublin (17e), Madrid (21e), Milan (26e), Amsterdam (30e). Mais Paris, Singapour, Bordeaux ou Oslo, pourtant présentes il y a encore quelque temps, n’apparaissent plus dans ce classement, pas plus que Vienne ou Bruxelles.

Classement GDS-Index 2026.
Classement GDS-Index 2026.

Est-ce la peur de n’être pas aussi haut placé que ses concurrents, pudeur que n’ont pas certaines destinations évaluées mais restées à la porte du Top 40 comme Genève (72%) et Luxembourg (49%) en Europe, Bangkok (64%), Dubaï (60%) et Abu Dhabi (56%) sur le continent asiatique ou Washington (60%) aux Etats-Unis ? Est-ce parce que la participation au GDS-Index mobilise du temps comme de l’argent ? Les raisons varient selon Guy Bigwood : « Parfois, c’est une question de financement. D’autres fois, de changement politique ou de personnes. Certaines destinations pensent également faire mieux qu’elles ne le font réellement et refusent la publication de leurs résultats. »

Quoiqu’il en soit, le PDG du GDS-Movement entend étoffer ce palmarès à l’avenir. « Singapour a pris une année de pause et reviendra prochainement, Bordeaux sans doute également », indique Guy Bigwood, qui précise s’être rendu récemment à Lisbonne pour inciter la ville à le rejoindre. « Plusieurs grandes destinations doivent intégrer le GDS-Index l’an prochain, sans pouvoir être encore annoncées », assure-t-il.