Rencontre : Hubert Viriot, PDG de Yotel

Hubert-Viriot
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nos clients savent comment éviter les inconvénients des voyages

Qui sont les clients des YotelAir ?

Hubert Viriot – Ce sont pour la plupart des voyageurs très fréquents, qui connaissent les aléas du voyage et savent comment éviter ces inconvénients. Londres Gatwick par exemple, les vols low cost partent en général très tôt le matin. Nombre de nos clients sont Londoniens et préfèrent dépenser une somme minime – 60 euros pour la nuit – pour dormir quelques heures supplémentaires plutôt que d’avoir à partir de chez eux en plein milieu de la nuit. D’autres utilisent nos hôtels pour se rafraîchir à l’arrivée d’un vol long-courrier et se reposer avant une journée de travail.

Vous donnez la possibilité de réserver pour des séjours très courts ?

H. V. – En effet, nos clients restent en moyenne cinq heures dans nos hôtels. Dans un espace restreint, nous réussissons à leur offrir un vrai confort avec, en plus, un côté design. Si notre produit reste centré sur le logement, les voyageurs retrouvent partout un Club Lounge avec des espaces pour le travail et la détente, de la restauration rapide. Le temps qu’ils passent chez nous est essentiellement dédié au repos, mais ils doivent aussi pouvoir recharger leurs outils nomades, consulter leurs emails, regarder un film.

Après l’ouverture d’un YotelAir à Paris CDG, quels sont vos nouveaux projets ?

H. V. – Nous privilégions les grands hubs. Un aéroport de province, proche du centre-ville et avec un volume faible de transferts internationaux, n’est pas adapté. Avec la démocratisation et la croissance du transport aérien partout dans le monde, YotelAir a des perspectives de développement intéressantes. Nous allons surtout nous concentrer sur le Moyen-Orient et l’Asie. L’hôtel que nous allons ouvrir à Singapour Changi, dans une zone qui reliera les trois terminaux, va lancer la marque avant, pourquoi pas, Bangkok, Hong Kong, ou la Chine et ses innombrables hubs en construction.