Gran Canaria : du soleil sur une civilisation perdue

Rencontre avec Ines Jimenez Martin, directrice du bureau de convention de Gran Canaria

Directrice du bureau de convention de Gran Canaria, Ines Jimenez Martin présente les atouts de la destination dans le cadre de voyages incentive.

Ines Jimenez Martin, Directrice du bureau de convention de Gran Canaria

50 % du territoire de gran canaria est totalement préservé

En quoi les attentes du marché français du tourisme d’affaires diffèrent-elles de celles des autres nationalités ?

Ines Jimenez Martin – Effectivement, elles sont différentes de celles des marchés allemands, anglais ou italiens qui sont nos principaux visiteurs. Les Français accordent, plus que les autres, beaucoup d’importance à la culture de nos îles, aux traditions, à la gastronomie aussi. En gros, ils sont plus curieux que les autres groupes, ces Français.

Et comment se porte-t-il, ce marché français ?

I. J. M. – Plutôt bien, avec un nombre de touristes multiplié par quatre en sept ans. Surtout depuis la création de lignes aériennes entre Paris et les régions françaises opérées par quatre compagnies différentes. Au total, 40 000 visiteurs français sont venus à Gran Canaria l’année passée. De plus, ils dépensent en moyenne plus d’argent que les autres nationalités. 150 euros, contre 133 euros.

Pourtant, les Canaries ont une image de destination bétonnée…

I. J. M. – Il y a surtout beaucoup de clichés. C’est vrai qu’il y a des endroits fort construits, mais ce n’est pas une généralité. 50 % du territoire de Gran Canaria est totalement préservé, dont 43% est classé réserve de la biosphère par l’Unesco. Nous travaillons beaucoup pour changer cette image.

Pourquoi choisir les Canaries ?

I. J. M. – Le soleil toute l’année, bien sûr. Les vols directs avec la France, la plage, la ville, l’extrême qualité de nos infrastructures, la richesse de notre patrimoine, la sécurité et aussi l’esprit de tolérance qui est de mise sur nos îles.

C’est vrai que les Canariens sont tolérants. Avez-vous une explication ?

I. J. M. – C’est notre culture profonde, et qui résulte de la situation de l’archipel. Le processus d’émigration-immigration fait partie intégrante de notre histoire. Nous sommes au centre de trois continents et avons des connexions culturelles aussi bien avec le Venezuela que Cuba, l’Afrique de l’Ouest et l’Argentine. Du coup, nous sommes très ouverts d’esprit.

Gran Canaria : du soleil sur une civilisation perdue