Le Grand Quartier s’adapte pour devenir un nouveau QG parisien

Chambres-bureaux, offres commerciales adaptées à la montée en puissance du télétravail : le Grand Quartier adapte son offre hôtelière, meeting et coworking pour faire face à l’évolution de la demande.

Grand Quartier
Organisé autour du jardin, le Grand Quartier entend s'imposer comme le nouvel épicentre du Xe arrondissement, et au-delà (Photo Romain Ricard)

Alors qu’il soufflera le mois prochain sa première bougie, le Grand Quartier boucle une année pour le moins chaotique. Le mouvement des gilets jaunes, la grève des transports et maintenant une crise sanitaire inédite : le bizutage s’avère corsé pour ce nouveau venu sur la scène hôtelière parisienne. Heureusement, le nouveau lieu de vie du Xe arrondissement parisien a quelques atouts en poche pour traverser la tempête et rêver à des lendemains qui chantent. A commencer, justement par son emplacement au cœur d’un arrondissement ô combien dynamique, et à la relation tissée au fil des mois avec la population locale, ses entrepreneurs, ses voisins. Car depuis son inauguration, la direction du Grand Quartier est bien décidée à fidéliser non seulement une clientèle de voyageurs d’affaires ou de vacanciers, mais aussi à peupler ses différents espaces avec la population vivant ou travaillant autour des anciens ateliers. D’où l’importance du décloisonnement entre les différents « quartiers » de l’établissement quatre étoiles, entre l’hôtel, la « Galerie » – cet espace cosy, design, au carrefour du café, du lobby et de l’espace de coworking – le jardin, le « Shop » et les Studios, le nom donné aux salles de réunions du Grand Quartier (77 m²). L’heure est au mélange des genres et des usages, à l’ouverture entre les espaces et sur la ville, que l’on peut dominer depuis le rooftop.

  • Le Grand Quartier, dont le design d’intérieur a été confié à l’agence Nicemakers, compte 83 chambres dont 3 suites (Romain Ricard)

L’autre argument du Grand Quartier repose – aujourd’hui plus que jamais – sur sa capacité à s’adapter à la demande, aux opportunités, aux contraintes réglementaires ou économiques. La flexibilité prônée dès l’origine par la direction a eu l’occasion d’être éprouvée à l’extrême. Les Parisiens se mettent au vert et optent pour le télétravail depuis d’autres régions ? Une offre commerciale « Pied à terre » leur permet de revenir de manière récurrente à tarif préférentiel. Et même de laisser sur place leur bagage, pour effectuer leurs prochains allers-retours les mains dans les poches. Les entreprises recherchent des tiers-lieux pour limiter la population au bureau sans confiner les salariés chez eux ? On retire le lit de certaines chambres pour les transformer en bureaux, accessibles à la demi-journée ou à la journée (55 euros). Avec en outre un accès à l’espace fitness compris dans le tarif. D’autres aménagements sont encore prévus, notamment des fonctionnalités plus poussées de visioconférence dans les « Studios », toujours dans cette logique hybride entre lieu d’hébergement et tiers-lieu de travail. Quant à savoir jusqu’où ira cette théorie de l’évolution, la direction du Grand Quartier semble prête à explorer toutes les pistes lui permettant de s’imposer comme un nouvel épicentre parisien. A l’heure où l’hôtellerie semble vouée à se réinventer face à la crise, cette saine curiosité pourrait bien effectivement faire du Grand Quartier un QG local de tout premier plan.