Publi-Communiqué

Révolution hybride à Lille Grand Palais : interview d’Hervé Vauvillier

Lille Grand Palais a pris le virage des événements hybrides, avec le lancement d'une nouvelle offre alliant les capacités physiques du palais des congrès, avec de nouveaux outils technologiques de pointe permettant de s'ouvrir à une large audience en ligne. Entretien avec Hervé Vauvillier, directeur commercial de Lille Grand Palais.
Zenith Lille Grand Palais
L'offre hybride de Lille Grand Palais s'appuie sur trois scénographies, dont le Zénith, avec un plateau de plus de 1000 m² et l'un des plus vastes fonds verts du marché français

Quelle est la stratégie de Lille Grand Palais à travers le lancement de cette nouvelle offre hybride ?

Hervé Vauvillier – Nous aurions pu nous positionner sur une nouvelle offre purement digitale, mais nous avons pris le parti de l’hybride. Cela s’explique par l’ADN de Lille Grand Palais : un centre de congrès est là avant tout pour accueillir des gens en physique. Nous n’avons donc pas opté pour la mise en place d’un studio TV purement digital, comme d’autres espaces ont pu le faire avec des salles vides ou inoccupées. Nous n’avons pas fait ce choix car pour nous c’est un effet de mode qui constituerait une réponse dans l’urgence, dans l’immédiateté de la crise sanitaire. Beaucoup d’offres de ce type ont émergé sur le marché, peut-être plus qu’il n’en faut. Nous avons plutôt voulu capitaliser sur l’avenir, avec une offre pérenne, car nous croyons qu’il y a une vraie volonté chez nos clients de revenir au physique. Mais force est de constater que le monde a changé avec la crise sanitaire, et qu’il y aura toujours désormais une composante digitale. Nous avons donc mis en place l’offre de demain, alliant le physique et le digital en termes d’approche et de configuration d’événements. Cela correspond davantage à notre ADN, qui est de recevoir du public dans nos lieux. Nous pouvons nous appuyer sur une surface de 45 000 m², avec trois capacités scéniques différentes, qui offrent assez d’agilité aux clients pour capitaliser sur du physique avec une touche digitale, ou l’inverse.

Qu’est-ce que cela représente en termes d’investissements pour Lille Grand Palais ?

Hervé Vauvillier – Il ne s’agit pas d’investissement à proprement parler : nous avions déjà nos scènes, nos espaces, avec un équipement technique déjà présent. Nous pouvons aussi compter sur notre direction technique audiovisuelle dotée de caméras, d’équipements audio, mais nous nous adossons à un partenaire pour proposer encore davantage de technique par rapport aux configurations proposées. Cela nous permet d’aménager l’espace différemment pour créer un univers, avec un vaste mur LED, et l’un des plus grands fonds verts sur le marché français. Avec une surface de 15m de profondeur, 25 m de long et 5 mètres de haut, cela nous permet de proposer des choses extraordinaires, parce que l’espace scénique le permet. Notre offre est agile, elle n’est pas figée. Lille Grand Palais est l’outil idéal non seulement pour un événement physique, c’est son ADN premier, mais sait également gérer une demande hybride intégrant du digital.

Lille Grand Palais est là pour associer la technique et les lieux, avec une surface suffisante pour garantir la distanciation sociale

Pensez-vous que la composante digitale soit amenée à durer à moyen voire à long terme après la crise ?

Hervé Vauvillier – Difficile de prédire l’avenir. Le digital sera forcément présent un temps, ne serait-ce que pour des raisons économiques. Plutôt que de faire se déplacer tout le monde sur site, les organisateurs vont y réfléchir à deux fois et organiser des événements physiques plus courts, plus réduits, donc plus économiques, avec la possibilité de suivre la convention en ligne. Il y a aussi l’aspect RSE, avec la prise de conscience environnementale, même si le digital n’est pas sans impact. Pour autant, il y a une certaine saturation vis-à-vis du tout digital, entre les réunions Teams ou les plateaux TV. Il est difficile de favoriser l’interactivité des échanges sur ce format, cela s’est souvent limité à du « top / down », même si avec le temps, les organisateurs de ces événements ont réussi à créer de l’émotion, et ont appris au fil des mois. Car un événement totalement digital ne se conçoit pas comme un événement physique. Cela suppose un format plus court, des sujets plus concentrés, pour que ce soit dynamique. Aujourd’hui, Lille Grand Palais est là pour associer la technique et les lieux, avec une surface suffisante pour garantir la distanciation sociale.

Votre offre hybride comprend-elle la sécurisation des données diffusées ?

Hervé Vauvillier – Tout à fait : nous adossons notre offre streaming sur une plateforme IBM que propose notre partenaire technique et qui fait partie de notre offre packagée avec la diffusion sur des plateformes sécurisées à haut débit.

Avez-vous eu des retours de la part de vos clients quant à leurs attentes vis-à-vis d’un événement digital ou hybride ?

Hervé Vauvillier – Peu de gens ont envisagé la mise en place d’un événement digital à Lille Grand Palais, ce qui prouve bien que, quand on vient dans un palais des congrès, on envisage surtout une solution tout ou partie physique. Mais le digital va nous permettre de toucher davantage de personnes, de nouveaux publics.

de fait, nous avons l’habitude d’organiser des événements hybrides, des événements qui allient exposition et salle de conférence par exemple

Avec l’avènement de l’hybride, avez-vous l’impression de faire un nouveau métier ?

Hervé Vauvillier – Fondamentalement, non. C’est peut être davantage le métier des organisateurs qui va évoluer. Nous sommes un site d’accueil, et en tant que tel nous nous devons d’accueillir tous types d’événements dans les meilleures conditions. C’est ce que nous proposons avec cette offre hybride. Dans tous les cas, il s’agit de créer l’événement. En ce sens notre métier ne change pas : nous devons toujours être agiles par rapport aux différentes typologies d’événements. D’ailleurs, notre bâtiment lui-même est hybride, puisqu’il y a trois parties : le spectacle avec la marque Zenith, la partie purement palais des congrès au centre, avec ses trois amphithéâtres et ses salles de sous-commission, et enfin la partie exposition. Le tout connecté, intégré au sein d’un même bâtiment. Donc, de fait, nous avons l’habitude d’organiser des événements hybrides, des événements qui allient exposition et salle de conférence par exemple.

« Notre bâtiment lui-même est hybride, puisqu’il y a trois parties : le spectacle avec la marque Zenith, la partie purement palais des congrès au centre, avec ses trois amphithéâtres et ses salles de sous-commission, et enfin la partie exposition », souligne le directeur commercial de Lille Grand Palais

Si le métier des organisateurs évolue, est-ce le rôle de Lille Grand Palais de les accompagner dans cette transformation ?

Hervé Vauvillier – En tous cas, nous pouvons les rassurer en leur disant que nous sommes porteurs de solution. Les agences événementielles sont aussi là pour apporter des solutions à leurs clients, c’est leur métier, aussi bien pour la partie opérationnelle qu’au niveau du contenu, du fil conducteur. De notre côté, nous pouvons les aider au niveau opérationnel, nous le faisons d’ailleurs déjà quand nous traitons directement avec des annonceurs qui ne passent pas par des agences pour les accompagner sur la logistique.

une opportunité pour Lille Grand Palais, qui va pouvoir concourir pour des événements dont la capacité était trop importante auparavant

La position géographique de Lille constituait un atout crucial pour l’organisation d’événements physiques. Cet argument n’est-il pas remis en question avec une audience virtuelle ?

Hervé Vauvillier – Lille est à 60 minutes de Paris, 30 minutes de Bruxelles et 80 minutes de Londres : nous avons donc effectivement un lieu de prédilection en termes d’accessibilité. Simplement, maintenant, il y a en plus l’option digitale pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Mais comme je le disais il y a une forte volonté de revenir au physique. En soit, nous vendons toujours nos amphithéâtres, au même titre que l’on vend ces espaces en physique, si ce n’est que nous y ajoutons de la technologie. Au contraire, cela va peut-être nous ouvrir les portes d’autres conventions, des événements qui regroupaient 5000 ou 6000 personnes, qui vont devoir se limiter à 1000 participants sur site et le reste de l’audience en digital. Nous pouvons les accueillir. C’est donc plutôt une opportunité pour Lille Grand Palais, qui va pouvoir concourir pour des événements dont la capacité était trop importante auparavant.

Après ces mois de paralysie, il s’agit donc d’une nouvelle ère stimulante pour un acteur comme Lille Grand Palais…

Hervé Vauvillier – Oui : certains ont pu douter un temps, se dire que les gens ne voudraient plus se réunir, que la peur de la contamination, du contact physique l’emporterait sur l’envie de se rencontrer. Ce n’est pas le cas.

Lille Grand Palais : 3 formats hybrides

Auditorium Pasteur :

  • Un plateau de 100 m² clé en main
  • Un mur d’image XXL
  • Jusqu’à 477 participants en présentiel

Amphithéâtre Vauban : 

  • Un plateau de 400 m² entièrement équipé
  • Plateau modulable avec un espace central et deux annexes
  • Jusqu’à 1474 participants en présentiel

Zénith : 

  • Plus de 1000 m² de plateau
  • L’un des plus grands fonds verts de France
  • Jusqu’à 4450 participants en présentiel