
L’actualité de Mandarin Oriental était déjà soutenue des derniers temps avec la reprise annoncée de deux hôtels légendaires en Egypte, l’Old Cataract à Assouan et le Winter Palace à Louxor et l’ouverture en juin prochain d’un resort à Majorque. Elle s’enrichit aujourd’hui de rénovations marquantes. Alors que le groupe de luxe asiatique avait repris l’an dernier l’exploitation du Lutetia à Paris, son adresse originelle dans la capitale, rue de faubourg Saint Honoré, va s’offrir une cure de jouvence.
Ce programme de transformation, qui devrait débuter à la fin du mois d’octobre, mais sans fermeture de l’hôtel, concernera l’ensemble des chambres et suites comme des espaces communs, réinventés par l’architecte londonienne Tara Bernerd, tandis que le studio d’architecture Humbert & Poyet se penchera sur les lieux de restauration. Car l’évolution de l’hôtel concerne aussi son offre en la matière avec l’introduction de trois nouveaux concepts à travers un nouveau bar, une brasserie de style parisien et un restaurant gastronomique.
« Cette annonce reflète notre engagement continu à façonner l’avenir du Mandarin Oriental, Paris en tant que l’une des adresses les plus singulières de la ville », a déclaré Laurent Kleitman, le directeur général de Mandarin Oriental. En attendant cette nouvelle impulsion, le groupe hong-kongais est aussi en train de donner un nouvel élan à l’une de ses deux adresses dans sa ville originelle : le Mandarin Oriental The Landmark, Hong Kong.

Dans le cadre de la réhabilitation Tomorrow’s CENTRAL, un projet au coût d’un milliard de dollars pour redonner une nouvelle contemporanéité à ce carrefour emblématique du luxe hong-kongais, l’établissement est en train de redécorer l’ensemble de ses 109 chambres et suites, redessinées par Joyce Wang dans la continuité de l’esprit des espaces communs. En parallèle, l’hôtel se dote d’une nouvelle entrée, sur Queen’s Road Central, inspirée des résidences historiques de Hong Kong comme par l’énergie de la ville.
Des chefs stars urbi et orbi
Ce qui ne change pas en revanche, c’est l’excellence culinaire du lieu, qui s’est imposé depuis deux décennies parmi les grandes destinations gastronomiques d’Asie sous la direction de Richard Ekkebus, directeur culinaire et chef triplement étoilé du restaurant signature Amber. En parallèle, le complexe compte aussi un autre trois étoiles, Sushi Shikon, et un restaurant avec un macaron, Kappo Rin, en plus du bistrot français contemporain SOMM. Parmi les nouveautés qui accompagnent le bar à champagne Blanc de noirs et Commune, un atelier de café artisanal au cœur du lobby.
Outre le bien-être – les spa de ces deux Mandarin Oriental à Hong Kong et à Paris seront aussi repensés -, la gastronomie est un des atouts clés du groupe de luxe. En témoigne l’ouverture à la mi mars d’un restaurant supervisé par Yotam Ottolenghi au Mandarin Oriental Conservatorium, Amsterdam, un établissement entré dans le giron de l’hôtelier en même temps que le Lutetia.

En témoigne aussi l’offre du futur Mandarin Oriental Punta Negra, Mallorca, qui a convoqué les chefs Nobu Matsuhisa et Dani García pour des restaurants signature, entre cuisine nikkei et steakhouse contemporaine, en plus de tables portant les saveurs mexicaines ou méditerranéennes, des tapas aux spécialités levantines.
Situé à Calvià, sur l’île de Majorque, ce resort, qui ouvrira ses portes le 1er juin prochain, revisite un ancien hôtel H10 en établissement de luxe doté de 131 chambres et suites, magnifié par une vue mer à 360°, des jardins parfumés et un accès exclusif à deux criques préservées. « Perché sur l’emblématique Punta Negra, l’un des sites côtiers les plus prestigieux de Majorque, Mandarin Oriental Punta Negra s’inspire de l’âme intemporelle de l’île », explique Duarte Correia, directeur général du Mandarin Oriental Punta Negra, Mallorca.
Après cette ouverture, ce groupe qui exploite aujourd’hui 45 hôtels, mais compte aussi plus de 30 projets d’hôtels et de résidences de marque, attend d’autres hôtels de luxe dans le courant de l’année, à Manille et à Cortina d’Ampezzo. En attendant une adresse à Rome l’an prochain, dans un ensemble de dix villas historiques transformées en retraite urbaine de 108 chambres et suites exclusives.




















