Marriott : une année 2025 riche en ouvertures

Expansion de la marque lifestyle Moxy notamment à Nice, des ouvertures clés à Luxembourg, Madrid, Florence ou Nouakchott : le groupe Marriott continue de renforcer sa présence en France et en Europe.
Le W Florence, une des ouvertures programmées par le groupe Marriott en 2025.
Le W Florence, une des ouvertures programmées par le groupe Marriott en 2025.

Par delà sa position de leader – sans cesse renforcée – dans l’hôtellerie de luxe, le groupe Marriott peut compter sur ses enseignes « select service » et ses collections d’hôtels boutique pour entretenir la croissance de son offre en France et en Europe. Fer de lance de cette expansion, Moxy Hotels est maintenant tout proche de la barre des 100 établissements sur le continent, dont 11 en France. Avec un design industriel comme fil rouge mâtiné de références locales, son interprétation d’une hôtellerie lifestyle accessible continue d’alimenter les développements.

« 2025 sera l’année de Moxy« , prévient Alexandra Goguet, vice-présidente du développement pour la France et le Benelux chez Marriott International. En 2024 déjà, l’enseigne a pu s’enorgueillir d’un certain nombre d’ouvertures marquantes. Notamment en France avec de nouveaux hôtels inaugurés le mois dernier à Clamart, en région parisienne, et à Annecy, mais aussi l’arrivée de la marque en Espagne, à Barcelone, avec un hôtel de 414 chambres proche de la gare TGV Barcelona-Sants, et bientôt à Istanbul, près de la place Taksim, fruit de la reconversion d’un immeuble historique, l’Afrikahan, datant de 1905. Autre situation propice pour les déplacements professionnels, l’enseigne lifestyle a accompagné les premiers pas du groupe américain au Luxembourg avec un hôtel de 129 chambres directement connecté à l’aéroport.

Courant 2025, les voyageurs d’affaires pourront retrouver l’enseigne Moxy près de l’aéroport de Bruxelles et à Anvers en Belgique, à proximité de nombreux sièges d’entreprises à Dublin, dans le quartier des docks, de même qu’à Zurich ou encore à Lisbonne, pour son troisième établissement dans la capitale portugaise. En parallèle, l’enseigne apparue pour la première fois à l’aéroport de Milan Malpensa en 2014 s’apprête à renforcer son offre sur ses terres d’origine, l’Italie, avec des ouvertures prévues à Pompei et Vérone. Quant à la France, la ville de Nice est aussi sur les tablettes de la marque pour l’an prochain, en attendant Le Havre à plus lointain horizon, y revisitant l’ancien campus de l’école de commerce EM Normandie.

Offrant déjà 70 établissements en France, le groupe Marriott – leader mondial de l’hôtellerie avec plus d’1,5 million de chambres pour 9100 hôtels et près de 220 M de membres pour son programme de fidélité Marriott Bonvoy – démontre son intention de renforcer sa présence dans les principales métropoles comme sur les marchés secondaires. Ce fut le cas cette année à Nice par exemple, avec le luxueux Hôtel du Couvent, comme à Dijon avec un Aloft hébergé dans l’ancien hôtel des Postes. Ce sera aussi le cas l’an prochain avec une dizaine de projets en cours.

« Nos hôtels attirent des voyageurs d’affaires, mais aussi une clientèle loisirs. D’où notre volonté de nous développer à la fois dans les centres-villes, mais aussi de plus en plus dans les destinations resort« , explique Alexandra Goguet, prenant pour exemple la Bastide de Mougins, un boutique hôtel sur la Côte d’Azur qui arborera la marque Tribute Portfolio. En parallèle, à destination des voyageurs business, plusieurs ouvertures sont annoncées avec un Courtyard by Marriott près d’Eurexpo à Lyon, un Residence Inn près de la gare de Lille en ce qui concerne les longs séjours, sans doute un Fairfield à Bordeaux ou encore un Four Points by Sheraton à Reims. Quant à la nouvelle marque Four Points Flex by Sheraton, récemment lancée, elle pourrait faire l’objet d’annonces prochainement quant à sa future arrivée dans l’Hexagone.

Pour autant, l’expansion de Marriott ne concernera pas uniquement la France en 2025. VP de la région Europe de l’Ouest et Maghreb, Ronny Maier – constatant par ailleurs le retour complet des voyageurs d’affaires individuels et la bonne tenue des petites réunions dans ses hôtels, en attendant prochainement la vraie reprise des grands événements corporate – a décrit un des développements majeurs pour le groupe l’an prochain, celui du Luxembourg Marriott Hotel Alfa. Attendu en mars, cet hôtel emblématique au style Art deco, situé en face de la gare de Luxembourg, va retrouver le fil de son histoire remontant aux années 1930, suspendue depuis sa fermeture en 2017. Il proposera aux voyageurs 153 chambres et suites, un salon exécutif et cinq salles de réunion, en plus d’une brasserie haut de gamme décorée de peintures originales de l’artiste local Julien Lefèvre.

Le groupe américain s’apprête aussi à découvrir un nouveau pays au premier trimestre 2025, la Mauritanie, avec le Sheraton Nouakchott. « Un projet fabuleux pour ce qui sera le premier cinq étoiles dans ce pays s’ouvrant au tourisme« , remarque Ronny Maier. Situé dans le quartier des affaires, l’hôtel offrira 162 chambres et 38 suites, trois restaurants et une piscine extérieure, mais aussi plus de 1 500 m² dédiés à l’accueil de réunions et événements.

Autre projet majeur de l’année touchant plus directement la cible affaires, le retour en grâce – et avec grâce – d’une star de l’hôtellerie madrilène, ouverte en 1912 à la demande du roi Alphonse XIII. Anciennement connu sous le nom de The Westin Palace Madrid, l’hôtel a subi une transformation majeure pour entamer un nouveau chapitre en tant que The Palace, a Luxury Collection Hotel, Madrid. Situé sur la Plaza de las Cortez, avec pour voisins les musées du Prado et Thyssen-Bornemisza, l’établissement devrait rouvrir ses portes au premier trimestre prochain et offrira alors 470 chambres entièrement rénovées et un vaste espace pour des réunions et événements exclusifs avec un total de 20 salles pour un espace MICE de plus de 2500 m².

En parallèle de ce passage d’une marque à l’autre au sein du portefeuille de Marriott, une autre des marques du groupe, W Hotels, verra l’aboutissement d’un travail de repositionnement entrepris depuis trois-quatre ans. Lancée il y a plus de 25 ans sur le modèle des boutique hôtels phares de New York, l’enseigne se détourne de son mix cocktails-clubbing originel pour s’orienter vers une hôtellerie lifestyle plus policée, plus haut de gamme aussi. « Un luxe libéré« , comme le décrit Agnieszka Rog-Skrzyniarz, vice-présidente des marques de luxe de Marriott en Europe, qui joue sur des matériaux et un mobilier de grande qualité et plus encore sur une offre de restauration plus élevée, autour de chefs reconnus.

Ce nouvel esprit sophistiqué est déjà présent à Budapest depuis 2023 – avec la transformation en hôtel lifestyle de l’historique palais Drechsler – ou depuis peu à Prague avec la métamorphose du Grand Hotel Evropa, au style Art Nouveau emblématique. Et qui se prolongera l’an prochain à Florence, à deux pas du Ponte Vecchio. Quant à un retour de la marque à Paris, où elle fut un temps présente près de l’Opéra ? La réponse d’Agnieszka Rog-Skrzyniarz est sans surprise : « J’en rêve« .

The Palace, a Luxury Collection Hotel, à Madrid.
The Palace, a Luxury Collection Hotel, à Madrid.