Mesures sanitaires : pas de salons, mais plus de télétravail

Parmi les mesures sanitaires annoncées par les préfectures des villes en zone d'alerte maximale, la suspension de l'accueil des salons et congrès.

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Paris Expo Porte de Versailles (c) Bullit.

Réactualisé le 9 octobre 2020

Le secteur événementiel fait partie des nouvelles mesures de restrictions annoncées le 5 octobre par la préfecture de police de Paris afin de limiter la circulation de la pandémie. « Pour éviter des regroupements massifs de population, j’ai pris la décision de fermer les foires, salons, parc des expositions et les événements se tenant sous de grandes tentes », a déclaré le préfet de police Didier Lallement. A compter du mardi 6 octobre, les salons et expositions ne pourront donc se tenir dans Paris et sa petite couronne pendant une période fixée à 15 jours. Si cette disposition touche les rencontres professionnelles organisées autour de stands et lieux d’échange avec des exposants, en revanche elle ne s’applique pas aux congrès. Ainsi, le congrès des notaires reste programmé le 8 octobre, tandis que le salon SME ne pourra se tenir les 12 et 13 octobre.

« Sur la trentaine d’événements programmés sur les sites de Viparis, une dizaine sont concernés par cette interdiction », a précisé Pablo Nakhlé Cerruti, directeur général de Viparis, au micro de BFM Business le mardi 6 octobre. Le gestionnaire des principaux lieux de réunions professionnelles dans la capitale a également précisé dans un tweet que, « depuis la rentrée, nous avons reçu sur l’ensemble de nos sites des dizaines de milliers de personnes, dans des conditions sanitaires de très bonne qualité« .

Interviewé par la chaîne Public Sénat le 7 octobre, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du Tourisme, a pour objectif une prochaine reprise de l’activité : « Il est important que les salons professionnels, les salons d’affaires, les séminaires puissent se tenir. » « Je souhaite qu’on puisse travailler sur des protocoles qui permettre à cette filière de reprendre une activité, ne serait-ce qu’en B2B, c’est-à-dire pour tout ce qui est clientèle d’affaires, a-t-il ajouté. Pour les salons grand public, on voit qu’il y a encore des difficultés dans un premier temps. »

Cependant, le passage annoncé de quatre nouvelles métropoles – Lille, Grenoble, Lyon et Saint-Etienne – en « zone d’alerte maximale », en plus de Paris et Marseille, s’est traduit là aussi par de nouvelles restrictions concernant les événements professionnels. Les préfectures du Rhône, de la Loire, de l’Isère et du Nord ont ainsi à leur tour annoncé la fermeture des lieux d’exposition à partir du 10 octobre.

Plus largement, les événements rassemblant plus de 1 000 personnes sont interdits dans les métropoles en rouge écarlate, « cette règle ne s’appliquant pas à l’intérieur des entreprises », a précisé Didier Lallement. Néanmoins, le télétravail reste encouragé par les autorités publiques. « En zone d’alerte renforcée et maximale, les employeurs et salariés doivent, autant que possible, recourir au télétravail, appelait de ses voeux la ministre du Travail Elisabeth Borne le 5 octobre. C’est un effort collectif demandé aux entreprises mais un effort nécessaire pour réduire la circulation du virus. » Une invitation renouvelée lors de l’interview de la matinale de France Inter le lendemain : « ceux qui peuvent télétravailler doivent le faire ». « On avait 20 % de salariés en télétravail au mois de juin, je pense que ça va augmenter, on aura les chiffres de septembre prochainement. Beaucoup d’entreprises télétravaillent 3 jours sur 5 », a ajouté la ministre du Travail.

Parmi les autres mesures, si les bars et les clubs de sport devront fermer leurs portes, le service en chambre des bars d’hôtels n’est pas concerné par ces restrictions et les restaurants pourront également rester ouverts en adoptant un protocole sanitaire renforcé avec l’invitation des clients à prendre leur température, des paiements à table et la limitation des convives à une même table.