
Il aura fallu un peu plus d’un an pour qu’une décision de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) devienne réalité. Cette association, qui regroupe en temps normal 15 pays d’Afrique, avait adopté lors d’un sommet en décembre 2024 au Nigéria une série de mesures pour baisser le coût du transport aérien régional. Notamment la réduction de 25% des redevances passagers et de sécurité.
La CEDEAO indiquait à l’époque dans son communiqué final que la réforme répondait « à des préoccupations de longue date concernant le coût élevé des vols en Afrique de l’Ouest, qui a freiné le tourisme, le commerce et la libre circulation des personnes et des marchandises »
La Communauté pense que la réforme conduira à « des tarifs aériens plus bas, une augmentation du trafic de passagers, des compagnies aériennes régionales plus fortes et une intégration régionale plus profonde« .
La mesure entrera en vigueur dès le 1er janvier 2026 et concernera essentiellement les lignes intra-régionales. Elle s’appliquera aux actuels 12 Etats membres de la CEDEAO. Soit le Bénin, le Cap-Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée*, la Guinée-Bissau*, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. En 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont de fait retirés de l’organisation à la suite de coups d’État militaires. Et donc n’ont plus de lien avec le reste des membres.
La CEDAO a encore précisé qu’elle mettrait en place un système d’encadrement pour être sûr que les réductions sont bien impliquées. La mesure, si elle est vraiment appliquée, devrait plaire à IATA, l’association internationale du transport aérien. Cette dernière fustige régulièrement les coûts trop élevés en Afrique, ainsi que des accords bilatéraux jugés trop restrictifs. Une partie de ses revendications a au moins été satisfaite…
* récemment suspendus de la CEDEAO

















