Si les acteurs du voyage d’affaires s’accordent sur une reprise des déplacements, encore faut-il déceler les nuances d’une dynamique à géométrie variable. C’est ce que confirme, chiffres à l’appui, l’étude publiée le 3 novembre par International SOS. Le spécialiste de la gestion des risques en santé et en sécurité s’est basé sur l’accompagnement d’une centaine d’entreprises internationales sur le territoire français pour dresser le tableau d’une reprise à plusieurs vitesses.
Certes, au niveau domestique, les professionnels ont bien repris la route depuis plusieurs mois déjà. D’après les données partagées par International SOS, 86% des entreprises...
Si les acteurs du voyage d’affaires s’accordent sur une reprise des déplacements, encore faut-il déceler les nuances d’une dynamique à géométrie variable. C’est ce que confirme, chiffres à l’appui, l’étude publiée le 3 novembre par International SOS. Le spécialiste de la gestion des risques en santé et en sécurité s’est basé sur l’accompagnement d’une centaine d’entreprises internationales sur le territoire français pour dresser le tableau d’une reprise à plusieurs vitesses.
Certes, au niveau domestique, les professionnels ont bien repris la route depuis plusieurs mois déjà. D’après les données partagées par International SOS, 86% des entreprises ont relancé les déplacements en France. Et de ce point de vue les PME ont joué un rôle crucial, comme en témoignait déjà récemment Bruno Dierickx, directeur marketing et commercial de Thalys. « Plus agiles, avec des politiques de voyages parfois plus souples, mais aussi des besoins importants de renouer avec les équipes, leurs fournisseurs mais aussi leurs implantations régionales, les petites et moyennes entreprises ont ouvert la voie de cette reprise dès le 3e trimestre de l’année 2020 » assurent les auteurs de l’étude International SOS. A l’inverse, le retour à la mobilité serait freiné au sein des grands groupes par la persistance des règles de télétravail et des politiques voyages toujours limitées au strict nécessaire.
Si l’on devait comparer la dynamique des voyages d’affaires sur le plan national parmi les entreprises internationales accompagnées par International SOS, la France arrive en tête
Pour autant, les acteurs français du voyage d’affaires semblent devoir s’estimer privilégiés à en croire l’étude publiée par International SOS : « Si l’on devait comparer la dynamique des voyages d’affaires sur le plan national parmi les entreprises internationales accompagnées par International SOS, la France arrive en tête, suivie ensuite de la Chine dont le volume de voyages nationaux a été multiplié par 4 par rapport à la période pré-Covid-19, suivie ensuite par les Etats-Unis, l’Espagne, et la Russie », notent les auteurs du rapport.
L’international toujours bridé par les formalités et les restrictions
Sans surprise, les déplacements au long cours demeurent eux beaucoup plus impactés : « Avec un nombre total de voyages inférieur de 82% par rapport à la période pré-Covid, les restrictions de déplacements et les formalités sanitaires particulièrement contraignantes limitent la visibilité des entreprises et pèsent lourd sur les choix de déplacements », pointe le rapport International SOS. Lequel estime que ces voyages d’affaires nécessitent aujourd’hui en amont huit fois plus de travail de préparation. Dès lors, chaque simplification des démarches semble bien créer un appel d’air auprès des voyageurs d’affaires. En témoigne l’exemple américain, dont la réouverture le 8 novembre a visiblement suscité un enthousiasme marqué sur le marché français : « Si l’on regarde de plus près l’évolution des déplacements professionnels des entreprises françaises sur la zone Etats-Unis, ceux-ci ont été multipliés par 2,4 entre avril et septembre 2021. Depuis l’annonce de la levée des restrictions de déplacements au 8 novembre 2021, les intentions de voyages vers le sol américain sont en nette augmentation de 40%. La tendance s’est accélérée avec la précision d’une ouverture effective au 8 novembre 2021 », souligne International SOS.