La SNCF veut repenser sa tarification

La jungle tarifaire de la SNCF décontenance les voyageurs et même les décourage, selon Jean-Pierre Farandou, PDG de l'entreprise ferroviaire nationale.

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Arrivé il y a pratiquement un an à la tête de la compagnie ferroviaire, Jean-Pierre Farandou veut rendre la grille tarifaire de la SNCF plus lisible. En cause, une tarification aléatoire, qui depuis les années 90, ne se calcule plus au kilomètre, mais qui suit les règles de la tarification aérienne. C’est-à-dire d’une tarification suivant l’offre et la demande et commandée par des algorithmes qui font évoluer en permanence les tarifs. Du coup, ces algorithmes font grimper les prix des billets achetés en dernière minute à des niveaux que beaucoup d’usagers jugent insoutenables.

Dans une interview aux Echos, le PDG indique que le billet de TGV reste perçu par les voyageurs comme cher, même si le prix moyen – actuellement de 45 euros – commence à baisser depuis le développement de l’offre Ouigo.

jean-Pierre Farandou veut donc mettre en place un nouveau mode de tarification. Il se donne entre six et douze mois pour concrétiser ces changements. Néanmoins, l’opérateur ne souhaite pas revenir à une tarification au kilomètre.

Le PDG de la SNCF estime également qu’il faudra « environ deux ans pour retrouver les courbes de trafic antérieures à la crise du coronavirus. Les courbes repartent vers le haut, mais à vitesse lente. Sur les loisirs, l’été s’est bien passé, mais nous sommes un peu plus inquiets pour la clientèle affaires« , indiquait Jean-Pierre Farandou dans les Echos. Le trafic affaires représente en temps normal 15 % de la clientèle de la SNCF et même 30 % du trafic TGV Inoui.